Les Muddlers par Jean-Guy Côté

     À la lecture du livre Quill Gordon de John McDonald aux pages 67-68 on apprend que:

     David Cohn-Pickering a retrouvé une mouche presque identique au Muddler surnommé "Replica Minnow", créé par Ludwig Moedler vers les années 1886.

     Les suppositions tentent à faire croire qu'avec les années cette mouche soit devenue notre Muddler Minnow.

     Raisonnement encore plus plausible, car la vogue dans ce temps-là consistait à nommer les mouches du nom de leur créateur.

     Aux yeux de plusieurs le Muddler représenterait une sauterelle, pas seulement un mémé de chabot tacheté.

     Le "Mizzoulian Spook Muddler" serait une version western de la Bumble puppy de Théodore Gordon, rien de plus.
 
     En parcourant les différents ouvrages traitant sur le sujet, je me suis rendu compte de plusieurs choses:

     - Le Muddler original de Gapen, avait les ailes montées sur le côté des poils d'écureuil. Plus tard Bailey montera l'aile directement au-dessus du poil d'écureuil.

     - Dans les écrits, on rapporte le Muddler comme ayant du hackle de poils de chevreuil. (Deer-hair hackle). Aujourd'hui pour désigner la même chose, on parle de collet, collerette, (collar).
 
     - Il est pratiquement impossible de savoir avec quelle plume d'ailes de dinde bronzée (mottled bronze turkey), l'on montait l'original, celles qui sont sur l'aile en premier - primaires - ou les autres qui sont sur l'aile que l'on appelle secondaires. En observant la planche de mouches du Col. Bâtes, on peut reconnaître que l'aile est montée avec des secondaires, mais avec le côté interne de la plume où l'on retrouve 2 courbes dedans. Aujourd'hui, les monteurs modernes utilisent plutôt le beau côté, c'est-à-dire le côté externe, où il n'y a qu'une courbure.

     - On rapporte que la tête du Muddler original, n'était montée qu'en prenant qu'une touffe de poils de chevreuil, elle servait à faire le collet et la tête. Qui penserait à faire ça aujourd'hui, la mouche est bien plus belle avec une tête bien compactée par 2 et 3 touffes.

MUDDLER MAURICIENNE (Jacques Juneau)

MUDDLER MAURICIENNE (Jacques Juneau)
Fil : Jaune
Queue : Fibres de hackle de selle teint jaune-or, bien duveteux
Côtes : Tinsel martelé or (environ 7 côtes)
Corps : Phentex jaune-or, 2 brins. Plusieurs enroulements pour le faire assez gros et bien proportionné.
Gorge : Hackle jaune-or, comme la queue
Ailes : 4 hackles or et 2 hackles verts. Les deux verts doivent être courbés vers l'extérieur. L'aile plus longue que la queue.
Collerette : Poils de corps de chevreuil jaune-or.
Tête : Poils jaune-or, noir, vert. Tête taillée plate et rectangulaire
Note : Poser par petites pincées successives dessus, puis dessous en alternant, sans flairer ou friser. Tête taillée plat dessous.

S.M. SPECIALE (Serge Ménard)

S.M. SPECIALE (Serge Ménard)
Hameçon : Mustad 94840 8-10
Fil : Fil uni Blanc 6/0
Queue : Une pincée de fibres de flanc de mallard
Côte : Fil métallique rond, cuivre ou or
Corps : 5 brins de fibres de paon
Aile : Une pincée de fibres de flanc de mallard
Tête : Poils de corps de chevreuil, coupés style tête de muddler ronde
Note : Se pêche avec une soie flottante, mais rien n'empêche d'essayer d'autres techniques de présentation.

LA JEROMIENNE (Ronald Raymond)

LA JEROMIENNE (Ronald Raymond)
Hameçon : Mustad 79580 ou 9575 no: 2-10
Fil : Noir 6/0 Fil uni ciré
Queue : Sections de plumes de dinde tachetées
Corps : Tinsel médium argenté plat ou martelé (facultatif, or)
Ailes : Poils de queue d'écureuil gris teints jaunes, sous poils blancs, sous-poils bleus, sous-poils violets, (tous de queue de chevreuil ou de veau, 8-10 brins de chaque couleur). Sous-plumes secondaires de cou (camail) de coq de Sonorat.
Épaules : Poils de chevreuil aux 2/3 de la longueur de l'hameçon
Tête : Poils de chevreuil, gris moyen, taillés comme un Muddler.

références

Texte Jean-Guy Côté
Illustration Jacques Juneau
Atosement vôtre Automne 1988.

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