Libellules et Demoiselles, Menu de Choix! par Louis Tanguay

     Les Libellules et les Demoiselles constituent une partie importante de la diète de la truite mouchetée. Voici ce que vous devez savoir à leur sujet et comment les pêcher efficacement.

Libellules et Demoiselles, Menu de Choix!
     L’importance des larves d'Odonates dans la diète de la truite mouchetée de lac n'est pas une fiction. Quand la nature se charge de nous offrir des leçons, certaines s'incrustent dans notre mémoire pour longtemps!... Lors d'une visite du territoire de la ZEC Onatchiway-Est, au nord de Chicoutimi, on m'avait conseillé de pêcher dans le lac Des Baies. C'est un lac où la pêche est bonne, m'avait-on précisé, en prenant soin de m'indiquer les meilleurs endroits.

     En me rendant au lac, mon imagination n'avait point de cesse que d'élaborer des scénarios les plus farfelus d'une pêche miraculeuse! Voilà qu'après plusieurs heures d'effort à explorer ça et là, le miracle se faisait toujours attendre.

     D'un commun accord, mon jeune compagnon de pêche, David Bénazéra, le fils d'un ami de Chicoutimi, et moi décidions d'aller tenter notre chance dans le grand lac Des Baies, relié au petit lac Des Baies par un cours d'eau étroit et rocailleux de quelques centaines de mètres de longueur. Peu convaincus que la pêche serait meilleure dans cette autre partie du lac et bravant une température froide et maussade, nous dirigions en vrais bateliers notre immense chaloupe dans ce canal parsemé de cailloux.

     Arrivés au lac, à peine étions-nous éloignés d'une vingtaine de mètres de cette passe étroite, que David, dont c'était l'initiation à la pèche à la mouche, sortait une première truite, puis une deuxième; il n'en fallait pas davantage pour que j'abandonne les rames. La truite, dont la longueur variait entre 12 et 14 pouces, manifestait une voracité extrême. Il suffisait de lancer l'artificielle tout près du rivage, que s'ensuivaient aussitôt une courte pause, deux ou trois secousses, puis l'attaque. David, surpris, ne trouvait pas de mots pour exprimer sa joie et sa satisfaction. Le temps de libérer l'artificielle, en voilà une autre, me criait-il! Juste à palper le ventre trapu et biscornu des truites, je devinai qu'elles se nourrissaient sur de grosses nymphes de libellules.

     De retour au camp, l'examen des contenus stomacaux confirma ma présomption. Plusieurs truites avaient déjà gobé plus d'une trentaine de nymphes. Libérés de leur malheureuse posture et placés dans un bocal d'eau fraîche, ces insectes se réanimaient les uns après les autres en tentant désespérément de fuir une lumière trop vive. Après une longue période d'observation où l'étonnement était à son comble, mon jeune pêcheur se mit à me questionner, tentant d'établir des liens entre ces nymphes disgracieuses, d'allure préhistorique, et les libellules qu'il connaissait et dont les acrobaties aériennes ne cessaient d'étonner!

     Je lui fis remarquer que les libellules et les demoiselles qu'on observe durant les belles journées d'été viennent au monde dans l'eau et sont d'abord des insectes aquatiques. Les entomologistes ont regroupé tous ces insectes dans un ordre, les Odonates. Bien qu'ils soient assez semblables à l'âge adulte, ils possèdent suffisamment de caractéristiques spécifiques pour que les taxinomistes subdivisent ces insectes en deux sous-groupes, les Anisoptères ou libellules, et les Zygoptères ou demoiselles.

Les Libellules

     Si les membres des deux sous-ordres ont tendance à se ressembler à l'âge adulte, il en va tout autrement lorsque ces insectes sont à l'état larvaire. On constate rapidement que les nymphes de libellules sont beaucoup plus volumineuses que les nymphes de demoiselles et n'offrent pas dans leurs mouvements la grâce de ces dernières. La tête est large et plutôt aplatie, avec de gros yeux globuleux de chaque côté. Sous la tête, une sorte de menton qui se replie transversalement par le milieu. Au repos, ce menton appelé labium recouvre tout le dessous de la tête. L'extrémité du labium est pourvue de parties mobiles que les entomologistes comparent aux mors d'une pince. Cet organe peut être projeté vivement vers l'avant pour surprendre et capturer une proie venue s'aventurer trop près. Le fléchissement de ce bras mentonnier ramène la proie à la portée des mandibules, sorte de pièces broyeuses qui bordent les côtés de la bouche et qui servent à déchiqueter la victime.

     Le corps de la nymphe, parfois arrondi, parfois plat, selon les genres, est formé de 10 segments qui font suite au thorax; le corps représente à peu près les 2/3 de la longueur totale de l'insecte. L'abdomen se termine par une chambre rectale; cette portion terminale du tube digestif constitue en même temps une partie importante de l'appareil respiratoire de l'insecte et un moyen de locomotion fort utile. Par des contractions musculaires, la nymphe peut provoquer un jet d'eau qui lui permettra de se déplacer dans l'eau; un véritable propulseur! Les nymphes se serviront de ce moyen de locomotion pour fuir un danger, lorsqu'elles sont alertées, ou pour couvrir rapidement une plus grande distance, lorsqu'elles chassent une proie.

Cycle de vie

     De façon générale, l'oeuf déposé dans l'eau éclôt deux à trois semaines après la ponte. La majorité des nymphes d'anisoptères n'atteindront leur pleine maturité qu'après une période de vie aquatique d'environ trois ans. Ce long séjour dans l'eau sera ponctué d'une série de mues lors desquelles l'insecte se développe et refait chaque fois son enveloppe protectrice. Tôt après chaque mue, la nymphe aura une couleur plutôt pâle, vert jaunâtre, pour foncer par la suite jusqu'au brun presque noir à mesure que les tissus de cette membrane extérieure durcissent. À maturité, la nymphe peut mesurer jusqu'à deux pouces de longueur.

Émergence

     Au terme de leur croissance, les nymphes quittent leur repaire. Certaines se hisseront hors de l'eau en rampant le long de la tige des plantes aquatiques, d'autres grimperont sur des roches ou des pièces de bois; enfin, les nymphes qui auront passé leur vie entière dans la vase ou sur le fond du lac migreront vers le rivage pour entreprendre leur ultime métamorphose. Il arrive souvent, durant l'été, d'observer près des lacs ces dépouilles nymphales, grotesques de forme et de position, témoignage bizarre de leur résurrection après une si longue existence aquatique. Si les libellules émergent tout au long de l'été, c'est de la mi-juin à la mi-août, me semble-t-il, qu'elles sont les plus actives.

Habitat

     Les nymphes de libellules semblent préférer les eaux calmes, bien oxygénées, où la végétation est assez dense. Les plantes aquatiques constituent un milieu très propice pour un grand nombre d'insectes aquatiques; il n'est pas étonnant que les anisoptères, dont la faim semble insatiable, y établissent leurs quartiers généraux.

     Alors que certaines nymphes, qu'on nomme «errantes», vivront cramponnées à la tige des herbes aquatiques ou le long des pièces de bois en décomposition dans l'eau, d'autres appelées «rampantes» passeront toute leur vie au fond de l'eau, ou cramponnées aux roches qui garnissent le fond du lac. Des nymphes d'un troisième type iront se nicher dans la vase; elles se déplacent très peu et tirent leur pitance des larves d'insectes qui habitent aussi les milieux vaseux.

Source importante de nourriture pour le poisson

     Les nymphes de libellules sont continuellement présentes dans les eaux de nos lacs; il n'est pas étonnant que cet insecte occupe une place aussi importante dans le régime alimentaire de l'omble de fontaine. Si la nymphe n'est pas très vagabonde et adopte des attitudes plutôt opportunistes dans son mode de chasse, en laissant approcher sa proie jusqu'à la portée de son labium, certains de ses déplacements vifs suffisent pour révéler sa présence à la truite. La période immédiate à l'émergence, où la nymphe tente de se hisser hors de l'eau ou d'atteindre le rivage, est un moment critique pour l'insecte puisqu'il devient extrêmement vulnérable. Ces déplacements en grand nombre de nymphes provoquent suffisamment la truite pour lui faire perdre tout discernement et lui faire gober n'importe quelle imitation honnête présentée adéquatement!...

     La libellule adulte n'est pas une proie facile pour la truite. On connaît bien son agilité en vol; elle est vulnérable uniquement quand elle vient en contact avec l'onde pour se désaltérer ou pour y déposer ses oeufs. De son côté, la truite ne semble pas très friande de la libellule adulte, si je me fie aux rares occasions où j'ai trouvé des «vestiges» de cet insecte adulte dans le tube digestif des truites capturées en lac.

Techniques de pêche

     Je n'utilise pas de technique très sophistiquée pour pêcher à la nymphe de libellule. Je crois qu'une bonne imitation de la naturelle pêchée dans les endroits les plus propices est une excellente approche. Comme certaines nymphes habitent le long de la tige des plantes aquatiques, d'autres sous les troncs d'arbres immergés ou sur le fond du lac, vous devez disposer de pièces d'équipement qui vous permettent d'explorer tous ces endroits. La pêche en eau peu profonde près du rivage, au-dessus des lits de végétation, près des souches, ou le long des billes de bois m'oblige à utiliser une soie flottante et une artificielle lestée. Pour imiter le mouvement de la nymphe, je récupère la soie par saccades, un mouvement brusque du scion de la canne, suivi d'une récupération de cinq à six pouces de la soie ponctuée de pauses, communiquent à l'artificielle une action qui imite assez bien le comportement de la naturelle.

     En eau plus profonde, pour pêcher près du fond, j'utilise une soie plongeante et une nymphe très lestée. Comme j'attache mes propres artificielles, je ne me gêne pas pour enrouler du fil de plomb sur toute la longueur de la hampe; ainsi la plongée est plus rapide et l'artificielle demeure près du fond même quand je récupère la soie. Si vous utilisez une soie à plongée très rapide, l'attente sera moins longue avant d'en amorcer la récupération. Les nymphes de libellules sont gauches et lentes dans leurs déplacements. En péchant près du fond, on peut utiliser la même technique que celle décrite précédemment; il ne faut pas se presser; une récupération lente, cinq ou six petites secousses, une pause de 10 ou 15 secondes, encore une série de petites saccades, une pause, et on poursuit ainsi jusqu'à ce qu'on aperçoive l'avançon à la surface de l'eau. Il est important de garder un bon contact avec l'artificielle; près du fond, l'attaque est souvent très subtile et donne parfois l'impression que l'artificielle vient de s'accrocher dans une plante. Surveillez votre soie à l'endroit où elle entre dans l'eau et soyez vigilant pour détecter tout mouvement inhabituel.

Les imitations

     Parmi toutes les imitations de nymphes de libellules que je connaisse, la Assam Dragon de Charles Brooks convient très bien. Personnellement, je préfère attacher cette mouche sur des hameçons Mustad 79580 # 4 et # 8. La bandelette de fourrure enroulée autour de la hampe pour former le corps, de même que les longues barbes de plume souple enroulées près de l'oeil, confèrent à la Assam Dragon toutes les vertus souhaitées pour déjouer la truite. Je suis certain cependant qu'une Casual Dress, un L.T. Muddler, ou un Muddler Minnow conventionnel, de grosseurs # 2 # 6 # 8 et péchés convenablement aux bons endroits, sont également très efficaces.

     La libellule adulte, moins importante dans le régime alimentaire de l'omble de fontaine, représente peu d'intérêt pour le pêcheur à la mouche. Je demeure convaincu qu'avec ces insectes, le gros de l'action se passe dans l'eau.

Les demoiselles

     Les nymphes de demoiselles sont beaucoup plus gracieuses et paraissent moins menaçantes que leurs cousines les libellules. Le corps de la nymphe est élancé, presque cylindrique; le thorax est à peine plus élargi que l'abdomen; les pattes bien articulées au niveau du thorax permettent à l'insecte de s'agripper à la tige des plantes aquatiques. En guise de queues, trois lamelles brachiales constituent la partie principale de l'appareil respiratoire. Ces lamelles, épousant la forme d'un aviron, permettent à la nymphe de se mouvoir dans l'eau.

     Si la nymphe de Zygoptère paraît plus délicate et plus gracieuse que la nymphe de libellule, ce n'est que pour simuler autant de méchanceté et de voracité. Elle possède aussi cette sorte de menton, apte à se replier par le milieu, qu'elle utilise pour capturer sa proie.

Cycle de vie

     La majorité des demoiselles ont un cycle de vie d'environ une année. L'oeuf peut prendre quelques semaines tout au plus avant d'éclore. Après l'éclosion, la larve passera par une série de mues jusqu'à maturité; quelques jours avant d'émerger, l'insecte s'active, devient plus fébrile; en temps opportun il quitte sa niche pour se diriger vers le rivage, ou se hisser bien au sec sur des plantes; là, il se débarrasse de son enveloppe nymphale et devient l'insecte adulte ailé qui nous est si familier. Après quelques semaines de vie terrestre, occupées surtout à chasser pour apaiser une faim insatiable, la demoiselle fécondée revient vers son milieu d'origine pour y déposer ses oeufs.

Comportement

     La diète de la nymphe est variée et consiste en crustacés, larves d'insectes et autres organismes évoluant dans son environnement. Cette nymphe, comme la nymphe de libellule, est un prédateur féroce. Son mode de chasse ressemble également à celui des libellules; elle sera tantôt très opportuniste et attendra que la proie se jette dans sa gueule, à d'autres moments elle attaquera en conjuguant la vitesse d'extension de sa lèvre inférieure à la poussée de ses larges queues.
Lorsque ces nymphes sont rendues à maturité et que l'heure de l'ultime métamorphose approche, elles migrent vers le rivage ou vers des objets émergeant de l'eau.

     Contrairement aux nymphes de libellules, celles-ci nagent, le plus souvent près de la surface de l'eau; en se propulsant avec leurs queues, elles communiquent à leur corps un mouvement ondulatoire très gracieux. Dans sa migration, l'insecte parcourt une courte distance, puis s'arrête comme pour se reposer; il reprend son voyage, puis s'arrête à nouveau et procède ainsi jusqu'à ce qu'il atteigne un objet qui lui permettra de se hisser hors de l'eau. Il arrive parfois que la nymphe plonge subitement vers le fond du lac; certains auteurs croient que les nymphes de demoiselles peuvent voyager ainsi pendant quelques jours avant d'émerger définitivement.

     On retrouve les nymphes de demoiselles principalement dans les eaux calmes de nos lacs; elles recherchent des eaux peu profondes exemptes de pollution. Elles passeront la plus grande partie de leur vie aquatique cramponnées aux plantes aquatiques.

Techniques de pêche

     L'utilisation d'une soie plongeante et d'une soie flottante ou intermédiaire s'impose. Pour pêcher en eau profonde, comme c'est souvent le cas tôt au printemps, ces insectes fuyant une eau qui pourrait être trop froide à la surface, j'utilise une soie plongeante et une nymphe lestée. D'autre part, la soie flottante permettra de prospecter au-dessus des lits de végétation, près du rivage en eau peu profonde et plus au large, à quelques pouces sous la surface de l'eau. Attirées par la lumière dans leur procession migratoire, les nymphes de demoiselles semblent voyager pas très loin sous la surface de l'eau. Le mouvement ondulatoire de la nymphe n'est pas facile à imiter; certains monteurs de mouches ont même élaboré des imitations dont le corps est fait de deux parties reliées entre elles par un petit oeil.

     Ces artificielles sont assez fastidieuses à attacher. Certains matériaux très souples et mobiles dans l'eau, telles des barbes de plume de marabout qu'on utilise dans la fabrication de certaines imitations de nymphes de demoiselles, nous aideront à communiquer à notre artificielle ce mouvement si caractéristique. Si la soie est bien tendue, un mouvement brusque du bout de la canne permettra aux barbes de marabout d'onduler dans l'eau. Je récupère ma soie tranquillement; après quatre ou cinq secousses, je fais une pause de 10 à 15 secondes, puis j'effectue une autre série de secousses. Il est utile de rappeler que les nymphes de demoiselles voyagent beaucoup plus entre deux eaux que les nymphes de libellules. Évidemment, cette formule n'est pas magique; toutefois, si vous ratissez systématiquement les endroits qui vous paraissent les plus propices, en profondeur comme à la surface, si vous prenez soin de ne pas effrayer ni la truite ni les nymphes, qui ont la réputation d'être nerveuses au moment de l'émergence, vous courrez la chance de faire de belles captures!

Les imitations

nymphes de demoiselles
     Les nymphes de demoiselles ne sont pas volumineuses; même à maturité, elles sont sveltes et paraissent plutôt fragiles. La longueur des lamelles brachiales, sorte de queues, équivaut à peu près la moitié de celle du corps de l'insecte. Le plus souvent, ces nymphes sont de couleur vert jaunâtre, vert olive et même vert brunâtre.

     J'utilise des hameçons mustad 9672 # 10. J'enroule à la hauteur du thorax un fil de plomb fin. La queue est faite de quatre à cinq barbes de plume de marabout vert olive. Attachez ces barbes par la base près de la courbure de l'hameçon; au lieu de couper, tenez fermement les barbes entre votre pouce et votre index de la main droite, avec votre pouce et votre index de la main gauche saisissez l'excédent des barbes et cassez-les; de cette façon, la queue aura une allure plus naturelle et vous aurez enlevé la section la plus fragile des barbes. Une surcharge de la queue enlèverait de la mobilité aux barbes de plume de marabout. Le corps de l'artificielle est fait de fourrure de lapin teinte vert olive; on peut remplacer la fourrure «Dubbing» par des barbes de plume de marabout de même couleur. Je vous recommande d'enrouler un fil métallique très fin en sens inverse pour protéger les barbes de marabout. J'utilise cinq à six barbes de plume de paon pour imiter l'élytre; le thorax est composé de quelques barbes de plume de marabout vert olive attachées par la base et enroulées autour de la hampe. Une fois le thorax complété, je rabats les barbes de plume de paon que j'attache près de l'oeil. La nymphe est terminée.

Adulte

     Je ne crois pas qu'il soit utile de pêcher avec des imitations de demoiselles adultes, du moins pas dans les lacs situés au nord du Saint-Laurent. Certains pêcheurs pourraient avoir vécu des expériences de pêche différentes. Dans l'Ouest, par exemple, il semble y avoir des émergences massives de Zygoptères et le recours à des imitations de demoiselles adultes semble fréquent et justifié. Si vous n'allez pas pêcher dans de tels endroits, vous pouvez toujours monter des imitations de demoiselles adultes; elles sont fascinantes à fabriquer et ornent admirablement bien une casquette de pêche!

Nymphe de demoiselle

Hameçon: Mustad 9672 # 10.
Fil: Noir ou vert.
Queue: 4 à 5 barbes de plume de marabout vert olive.
Corps: Fourrure de lapin vert olive.
Élytre: 5 à 6 barbes de plume de paon (peacock herls).
Thorax: Barbes de plume de marabout, vert olive.

L.T. Muddler

Hameçon: Tiemco TMC 200 # 4 # 6 #8.
Queue: Barbes de plume de bec-scie couronné ou de mallard bronzé.
Corps: Dubbing: 1/3 antron naturel, 1/3 laine brune, 1/3 fourrure grise de lapin.
Côtes: Fil «Monocord» noir.
Aile: Barbes de plume de bec-scie couronné ou de mallard bronzé.
Collerette: Poils de corps de chevreuil.
Tête: Poils de corps de chevreuil.

Assam Dragon

Hameçon: Mustad 9671, ou 9672 # 4 à #8.
Fil: Noir.
Corps: *Bandelette de fourrure de taupe (une bandelette de 1/16 po de largeur est enroulée autour de la hampe jusqu'à 1/4 po de l'oeil de l'hameçon); hackle: plume de poule ou de faisan (plume souple).
Yeux: Monobrin de nylon chauffé, ou autre substitut (boules métalliques de chaîne de bain).
* La fourrure rasée de rat musqué est un bon substitut.

Demoiselle-adulte

Hameçon: Mustad 94840 # 6.
Corps: Section de fil nylon brodé, dans lequel on enfile quelques fibres de Krystal Flash à l'aide d'un passe-fil (couleur au choix).
Thorax: barbes de plume de paon (peacook herls).
Élytre: Phentex bleu.
Hackle: Plume grizzly attachée style parachute.
Tête: Phentex bleu, chauffé et aplati juste au-dessus de l'oeil de l'hameçon.

Références

» Texte & Photos: Louis Tanguay (Juin 1992).
» Magazine Sentier Chasse & Pêche.

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