La Truite de Mer au Saguenay

    Serge-J. Vincent, a été journaliste chroniqueur spécialisé en pêche à la mouche durant plus de 40 ans pour une foule de magazines, revues, annuels... Il s'est toujours fait le promoteur de la pêche à la mouche dans ces publications. Il a aussi été guide de pêche du saumon Atlantique et de la truite de mer dans la rivière Sainte-Marguerite du Saguenay.

     Il a été professeur de techniques de pêche à la mouche et de montage de mouches à pêche pour les étudiants des Techniques d'aménagement cynégétique et halieutique (TACH) au cégep de Baie-Comeau, dont il était en congé de maladie depuis environ un an. Serge est décédé à 63 ans le 22 février 2007 suites de la maladie de Lou Gherig.

     Voici un extrait d'une clinique sur la truite de mer que Serge J. Vincent a présenté au Forum de Pêche à la Mouche, FORUM Q-M, 2004.

Truite de mer (Salvelinus Fontinalis)

La Truite de Mer par Serge J. Vincent
     On reconnaît à Salvelinus fontinalis plusieurs noms : omble de fontaine, truite mouchetée, truite saumonée, truite rouge. En anglais aux États-Unis et en Angletrerre elle devient : brook trout, speckled trout, brook charr.

    En France lorsque l’omble de fontaine est anadrome, qui naît en rivière, migre et croît en mer on lui a collé un nom descriptif, soit : Saumon de fontaine.

    Chez nous, au Québec, quand notre truite mouchetée adopte le caractère voyageur anadrome elle devient Truite de mer. Dans les rivières de la partie sud deTerre-Neuve et dans les rivières d'Europe ayant des estuaires à la mer, leur truite de mer est la truite brune (Salmo trutta). Les « brunes » qu’on retrouve chez-nous en Amérique du nord proviennent des stocks lochleven ou fario.

    Quant à la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) anciennement (Salmo gairdneri) sa forme anadrome est connue comme truite steelhead.

    Le saumon Atlantique, (Salmo salar) est le proche parent de la truite brune (Salmo trutta), et non de l’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) si ce n'est qu'ils font partie de la grande famille des salmonidés incluant l'omble chevalier (Salvélinus alpinus). Le Grand Dictionnaire Terminologique nous apprend : que l'espèce Salvelinus fontinalis possède une forme d'eau douce (omble de fontaine) et une forme marine (truite de mer) dont la robe est différente et que l'omble de fontaine est le nom d'une espèce halieutique à potentiel commercial au Québec.
     On reconnaît facilement la truite de mer de la truite résidente ou landlokée à sa robe d'une livrée bleu argenté : C'est une caractéristique de tous les salmonidés qu'ils soient de l'Atlantique ou du Pacifique et qui se migrent en eau salée. Cette toilette peut même se reproduire chez les salmonidés dans un environnement d'eau douce. Prenons l'exemple de la Ouananiche au Lac St-Jean ou encore des saumons du Pacifique qui se retrouvent dans un environnement grande étendue dans les Grands Lacs. Comme tous les salmonidés notre truite de mer perd après un certain temps cette livrée lorsqu'elle entre en eau douce.
     Ce changement de couleurs en eau douce est sans doute dicté par la photopériode, c'est-à-dire le temps de luminosité associé à la longueur du jour. Lorsqu'elles sont jeunes les truitelles vivent en sympatrie avec le saumon atlantique, c'est-à-dire lorsqu'elles cohabitent dans une aire plus ou moins vaste, leurs niches écologiques peuvent se superposer partiellement, ou bien l'une peut être totalement comprise dans l'autre. D'autres espèces peuvent aussi fréquenter la même aire, tel le naseux des rapides, le meunier noir et l'anguille que l'on retrouve dans les eaux de la rivière Sainte-Marguerite, au Saguenay.

    Dans le rapport du CIRSA Centre Interuniversitaire de Recherche sur le saumon Atlantique ; L’anadromie chez l’omble de fontaine et sa relation dans le partage de la productivité de l’écosystème avec le saumon atlantique (Salmo salar): implication pour la gestion dirigé par Julian Dodson, de l'Université Laval, nous apprenons :

     • Qu’ à partir du moment de la migration, les ombles montrent un taux de croissance accéléré,

     • Que les poissons ayant migré à 1 an se reproduisent à 3 ans et ceux ayant migré à 2 ans se reproduisent à 3 ou 4 ans,

     • Qu’ au début de leur 3 ième année en mer, les migrants atteignent près de 2 fois la taille des résidants,

     • Que les ombles anadromes ont une fécondité au moins 6 fois supérieure à ceux des résidants du même âge,

     • Que, pour que le fitness, des deux formes soit égal, le taux de survie en mer doivent être beaucoup plus faibles en eau salée qu'eau douce.

     • Ces études démontrent que le comportement migrateur de l'omble de fontaine pourrait être relié à la consommation. On sait que le poisson qui choisit de migrer le fait par recherche de reproduction ou de nourriture. Quoi qu'il en soit, les ombles juvéniles migrants, consomment plus que les résidants mais démontrent des efficacités de croissances moindres. Ce ratio de la croissance à la consommation pourrait expliquer pourquoi ils migreraient vers des niches plus riches en eau salée.

    La reproduction des truites résidantes a lieu entre le 19 septembre et le 10 octobre. Celle des truites anadromes a lieu plus tard entre le 15 et le 30 octobre. Sur les sites de frai, des mâles résidants ont été observés sur des frayères de truites de mer anadromes. Cependant, aucune femelle résidente n'a été aperçue sur les mêmes frayères.

     Aucun observateur n'a été témoin comme tel du moment de fertilisation des oeufs par un résidant, mais leurs observations suggèrent que la reproduction soit possible entre les deux formes, puisque des croisements artificiels ont déjà été réalisés avec succès.

    De plus, les mâles résidants adopteraient durant le frai un comportement furtif en prenant part à la reproduction, un peu comme les tacons précoces chez le saumon Atlantique.

Mythes sur la Truite de Mer !

livre Napoléon-A. Comeau, La Vie et le Sport sur la Côte-Nord
     "L'un des pires ennemis du saumon, c'est à mon avis, la truite. Nul doute que cette affirmation de ma part fera sortir de leurs gonds plus d'un pêcheur de truite à la ligne, qui, tout naturellement, prendra la part de son poisson favori".

     Cette citation de Napoléon-A. Comeau, tiré de son livre La Vie et le Sport sur la Côte-Nord publié en 1945, accusait également la truite de mer de contribuer massivement à la destruction des stocks saumon dans les rivières de la Côte-Nord, en affirmant que le pêcheur au filet en était son moindre ennemi.

     Aujourd'hui les études menées par les chercheurs du CIRSA nous éclairent sur la cohabitation de ces deux espèces halieutiques. Ils ont démontré indubitablement qu’après une année (1 + ), seule la composante anadrome des ombles se retrouvait en compétition avec le saumon et ce seulement l'année précédant la migration.

     Les conclusions de N.-A. Comeau n'ont jamais trouvé preneur auprès des pêcheurs de l'omble migrateur et des guides qui ont et qui vivent de la Ste-Marguerite. Malgré tout on peut reconnaître une prédation occasionnelle, par la truite des oeufs infertiles devenues pélagiques qui dévalent dans les courants, ou encore du tacon qui s'aventure sur le site de frai et qui s'offre en sacrifice â un gros omble mâle. Mais ces cas isolés n'ont aucune incidence sur les populations de saumons.

    Les études du CIRSA ont démontré d'ailleurs que la seule compétition entre la truite anadrome et le saumon Atlantique, se produit au stade juvénile. La truitelle qui affectionne les mêmes eaux à courants élevés que les tacons lui fait compétition pour la nourriture.

     Enfin, ceux qui ont cru et qui croient encore, (comme un figurant dans un film tourné sur la truite de mer sur la Ste-Marguerite) que la truite de mer est le résultat de l'hybridation saumon / truite mouchetée, seront déçus ; il est tout a fait invraisemblable que salmo puisse s'hybrider avec salvelinus.

Les Truites de Mer du Saguenay

Les Truites de Mer du Saguenay
     Le fjord du Saguenay est l’hôte de quatre grandes rivières à truite de mer: la Rivière À Mars, la  la rivière Petit-Saguenay, la rivière Saint-Jean et enfin la plus généreuse, la rivière Sainte-Marguerite. Le Saguenay est le seul endroit au Québec où la migration ne se fait pas directement dans la mer. L’eau du fjord étant moins salée que celle du fleuve ou de la mer, elle assure à la jeune truite migrante un meilleur taux de survie, son passage de l’eau douce à l’eau salée se faisant plus en douceur.

    Dans les rivières de la Côte-Nord, les truites de mer entreprennent la montaison, indépendamment qu'elles soient géniteurs ou non. Elles y sont attirées par l’appel à la reproduction ou sentent le besoin de fuir la baisse du degré de température de l’eau salée. L'eau salée pose un problème en hiver parce que le transfert d'oxygène devient difficile à basse température pour les truites qui ont un métabolisme diminué.

Cycle de Vie

     « Les truites de mer peuvent faire plusieurs migrations eau douce eau salée durant une vie. »

    -Fin mai, première migration vers l’eau salée - c’est la dévalaison des petites truites, influencées par la température de l’eau, le niveau de l’eau et la photopériode:

    -Mai/juin, séjour en estuaire - les jeunes truites doivent s’adapter à l’eau salée dans la Baie Ste-Marguerite.

    -Juin / juillet , dispersion dans le Saguenay - les truites , une fois adaptées à l’eau salée, se dispersent de part et d’autre du Saguenay vers Tadoussac en aval, comme vers Chicoutimi en amont.

    -Juillet / août , montaison des géniteurs – s’amorce suivant celle des grands saumons, ce sont des poissons prêt à la reproduction. Ils ont séjourné en eau salée 1, 2 ou 3 ans et atteignent de grandes tailles de 35 à 60 cm +.

    -Septembre, mouvement vers l’eau douce des juvéniles - septembre engendre la migration des truites immatures, que l’on appelle truites bleues. Ce retour à l’eau douce serait relié à la difficulté qu’ont les truites de rester en eau salée durant l’hiver. Celles qui ont préféré rester dans la Saguenay migrent vers l’amont dans le coin de Chicoutimi.

    -Automne et hiver, frai et hivernage - le frai a lieu vers la mi-octobre et une fois accomplie, les participants ont à choisir entre hiverner dans la rivière ou retourner dans les zones d’eau douce généreuses en nourriture dans le haut Saguenay.

    -Fin avril / début mai, Retour vers l’eau salée - les truites immatures et les géniteurs qui ont choisi de passer l’hiver en eau douce , retournent via la Baie Ste-Marguerite passer une fois de plus l’été dans l’eau salée du fjord.

La Pêche à la Truite de Mer

     La pêche sportive à la truite de mer au Québec se pratique de plusieurs façons : à la traîne , au lancer léger, à la mouche, appâté ,etc…

     • Au Saguenay, les pêcheurs à la traîne, n’hésitent pas à utiliser comme leurre le Husky Jerk de Rapala.

     • En eau salée, les pêcheurs de Forestville, préfèrent traîner un attelage Hildebrant No.4 suivi d’une "sangsue de mer " 2 sur hameçon.

     • Les pêcheurs de Baie-Trinité ne jurent que par la Tasmanian Devil.

     • Ceux qui fréquentent la Baie-des-Chaleurs optent pour la cuillère Alligator. De plus en plus aujourd’hui, d’autres leurres de grand prix se concurrencent pour le marché des pêcheurs au lancer et à la traîne, pesons seulement aux Yozuri et Rapalas.

     Quant aux moucheurs, qui déploient leur soie ou encore qui optent pour la pêche â la traîne, dans les eaux salées du Saguenay ou ailleurs , ils n’hésitent pas à utiliser des streamers de grande taille, en tandem de 8X long, pas trop fournis, imitant les lançons sp. les capelans. Ces deux poissons fourrage, lançons et capelans 3, sont sujet à la prédation de la part des grosses truites de mer.

    Au début juin, lorsque j'enseignais aux étudiants en TACH au Cégep de Baie-Comeau et que je les initiais à la pêche à la mouche pour la truite mer dans le fleuve St-Laurent à la hauteur de Baie-Trinité, j'utilisais avec succès un streamer fort simple toiletté pour imiter un petit capelan ou encore un lançon.
Lançon
     Lançon: Classification: Ammodytés, Anglais: Sand Lance. Poisson de forme allongée, à dos vert ou bleu sombre, s'enfouissant dans le sable ou le gravier. Le lançon est aussi appelé anguille de sable à cause de son corps élancé, mais il n'est pas apparenté à l'anguille. Ce dernier constitue une importante proie de la morue, du saumon et de plusieurs autres espèces marines.
Caplan
     Capelan: Mallotus villosus , Anglais : Capelin. C'est un poisson de haute mer qui vient frayer, i.e.« rouler » sur les plages de sable du St-Laurent salée. Il est de couleur vert-olive transparent à vert bouteille sur le dos; il possède des flancs argentés et un ventre blanc.

    Ayant eu également du succès dans le Saguenay avec le même streamer pendant la migration des grosses truites, j'en ai monté un pour Nicole qui partage ma passion pour la pêche à la mouche et plus. Nicole a vécu un noble moment , avec une canne de 9'0" munie d' une soie # 5 , en retournant à l'eau un magnifique omble de mer estimé à plus de 6 lbs.

La Truite de Mer à la Mouche en Rivière

La Truite de Mer à la Mouche en Rivière
     Les moucheurs avertis pêchent les rapides pendant la montaison des géniteurs avec des « streamers » ou avec des « Woolybuggers ». Ce gros omble de mer, géniteur, n'hésite pas à gober des musaraignes ou campagnols qui s'aventurent sur l’eau. Le pêcheur virtuose de la moucheuse subit à l'occasion des attaques brutales lorsqu'il fait traverser une fosse à un énorme « Muddler », ou une « souris », mouche de choix lorsque ce moucheur taquine dans d’autres occasions l'achigan.

    Rendus dans les fosses, attendant l’appel à la reproduction, les géniteurs, adoptent un comportement mi-pélagique. On les observe, regroupés dans les contrecourants. Ils restent immobiles en suspension entre deux eaux s’activant à l’occasion durant le jour, mais surtout le matin au coucher du soleil.

La Pêche à la Truite Bleue

     Du 16 septembre au 15 octobre, il est possible sur la rivière Ste-Marguerite de pêcher à la mouche la truite mouchetée migratrice et immature, mieux connue sous le vocable de "truite bleue".

    La pêche à la truite de mer a généré en 2002 sur cette rivière : 902 jours- pêche à la mouche pour 1051 captures et génère depuis entre 800 et 1000 j/pm. Plusieurs pêcheurs qui fréquentent annuellement la rivière en quête de truites bleues, ont développé des connaissances et des habiletés, gage de succès qu’ils mettent en pratique. Ils sont certains qu'une technique employée une journée ne produira peut-être pas le lendemain. La pêche à la truite bleue offre ce défi continuel, et c’est ce qui rend cette pêche si fascinante.

Trucs/Astuces

La Pêche à la Truite Bleu
     En début de saison : la truite bleue entre en eau douce par bandes et s’attarde dans les fosses intermédiaires ou dans les grandes fosses avec contre-courant À ce temps-ci elle est relativement facile à tromper à la mouche sèche à la Goddard caddis, ou encore avec le Muddler sur fers #10 ou #12.

     À la mi-saison : la truite bleue qui est dans la rivière depuis un bon moment, commence à avoir du vécu et ne se laisse pas tromper facilement. À ce moment le moucheur se doit d’évaluer la situation et ne pas hésiter à changer complètement son approche, variant de nymphes à diptères, passant par tout une gamme de sèches.

     En fin de saison : la truite bleue qui a choisi de rester dans la rivière pour y passer l’hiver se fait de moins en moins collaboratrice. Lorsque l’eau passe sous la barre des 3°C, elle semble délaisser complètement la rivière.

     Dans des conditions normales : la truite de mer s’active au gré des éclosions. Comme sa soeur résidante, elle succombe au piège d’un Muddler activé en surface. Elle aime également la mouche noyée ou le petit streamer.

     Quand l'eau est haute et trouble : le pêcheur a avantage d’utiliser une soie calante ou à bout calant de type 2 . Il choisit alors soit un streamer tel le Mickey Finn ou un Woolybugger ou encore un Mudlapin en couleurs fluorescentes. Toutes ces mouches donnent de bons résultats à celui qui leur donne vie .

     Dans un fosse calme : le pêcheur doit s’armer de patience. Le matin aux premières heures, les truites se retrouvent en eau peu profonde et l’approche est cruciale. Au fur et à mesure que la journée avance, elles deviennent plus actives et n’hésitent pas à gober des noyées ou des nymphes, suivis dans le temps de mouches sèches. En après-midi, il devient souvent de plus en plus difficile de leurrer la bleue. Les diptères ou les minuscules black stones font leur apparition et le pêcheur se doit d’utiliser des fers #16-18 et même #20 s’il souhaite en séduire plus d’une. Cela est d’autant plus vrai durant la semaine de l’Action de Grâce annonçant la fin de la saison à la "bleue".

     Lorsqu'elle se trouve dans les rapides : la truite est toujours active et n’hésite pas à attaquer farouchement un streamer ( Mickey finn), un gros Muddler, un Mudlapin, un Woolybugger ou une perle de surface ( Surface stonefly, lire: Stroumpf du Saguenay ).

Une Combine

Rivière Sainte-Marguerite (Saguenay)
    La Ste-Marguerite offre aux moucheurs la possibilité d'un doublé. En effet, plusieurs saumoniers choisissent de pêcher la rivière durant la montaison de la truite de mer, particulièrement fin juillet, en août et jusqu'au 15 septembre. Les grandes fosses des secteurs amont supportent les deux grands migrateurs que sont le saumon Atlantique et l'omble de mer.

     Le saumon de la Ste-Marguerite tout comme ses congénères des autres rivières du Quatuor du fjord et de la Côte-Nord, préfère de petites mouches noyées, mais de grosses mouches sèches. L'eau de la rivière a l'apparence plutôt brune aux yeux du pêcheur mais elle est claire aux yeux du poisson. C'est particulièrement vrai dans deux de ses branches, soit la principale et la Nord-Est. Quant à la Nord-Ouest, aussi connue sous le terme approprié, Bras des Murailles, elle transporte une eau claire qui coule dans le roc, un peu comme les grandes rivières de la Gaspésie. De plus, elle affiche jusqu'à 5 °C de moins que la branche principale dans laquelle elle se jette à la hauteur de la fosse # 50.

     Dans la Ste-Marguerite , le saumon entreprend sa migration entre le 10 et le 20 juin. Les premiers à se présenter sont de grands saumons et la remise à l'eau est encouragée lorsqu'elle n'est pas obligatoire. Près de 80 fosses sont fréquentées par le saumon à un moment ou l'autre, mais certaines plus populaires, qui obtiennent la faveur du saumon, sont des fosses de rétention.

    La zone 4, quoique 50 km en amont de l'embouchure reçoit les premiers visiteurs de l'Atlantique. La zone 2, quant à elle, est considérée comme une zone à eau basse, et n'obtient pas la faveur des concentrations de grosses truites de mer, par contre elle est très bonne pour la truite bleue en septembre.

Références

» Texte Serge J. Vincent
» Dodson, J. , (2002) L’anadromie chez l’omble de fontaine et sa relation dans le partage de la productivité de l’écosystème avec le saumon atlantique ( Salmo salar): implication pour la gestion. Université Laval.
» Thériault,V. Morinville, G. Lenormand,S. , (2003) La truite de mer de la rivière Ste-Marguerite au Saguenay. CIRSA.
» Comeau, N.-A. , (1945) La vie et le sport sur la Côte-Nord, du Bas St-Laurent et du Golfe. Éditions Garneau.
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