Histoire de la pêche à la mouche au Canada

Saisie d’histoire de 1815 à 2015

L'édition 2016, Destinations pêche à la mouche
    Dans la revue « Pêche à la mouche-destinations » annuel 2016 à la page 77, l’éditeur François Boulet, mentionne ceci dans son texte intitulé « La fabuleuse épopée de la ouananiche au lac St-Jean » : « C’est en 1838 que la Société des vingt-et-un, pilotée par messieurs Alexis Tremblay et Thomas Simard s’implantent dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean. »

     Toutefois, il y a un personnage qui se démarque pour ce qui concerne l’intérêt que l’on porte à la pêche sportive : Horace Beemer. Lorsque monsieur Beemer obtient en 1838 le contrat pour le prolongement du chemin de fer entre Saint-Raymond-de-Portneuf jusqu’à Chambord au Lac St-Jean. Il découvre alors tout le potentiel que pourrait représenter la pêche sportive à l’ouananiche. A Roberval, il fait construire un hôtel de luxe de 100 chambres. Pour attirer les touristes, Horace Beemer faisait paraître des annonces publicitaires dans les grands journaux américains et canadiens en y vantant les mérites des paysages grandioses du lac St-Jean et de la miraculeuse pêche de la ouananiche qu’on pouvait y pratiquer. Il faut dire qu’à cette époque, il était possible de capturer jusqu’à 300 ouananiches lors d’un séjour d’une semaine tant la ressource était abondante.

     Au même moment, Beemer réussit à obtenir les droits de pêche exclusifs pour tous les cours d’eau qui se jettent dans le lac St-Jean. Il fait même construire un lodge luxueux, l’Island House, de 36 chambres situé tout près de la rivière Grande Décharge. Avec une telle pression de pêche, le déclin ne se fait pas attendre et quelques années plus tard, les stocks de poissons s’effondrent. Un dur coup pour Beemer n’attend pas l’autre pour Beemer. Un incendie détruit complètement l’hôtel Roberval et Island House doit fermer ses portes peu après. Beemer meurt à Londres quelques années plus tard, en 1912.

Bonaventure se raconte
     Dans le livre, « Bonaventure se raconte » de Jenny Arsenault, Serge Arsenault et Louise Cyr, publié en 2016 au Musée acadien de Bonaventure, apparait aux pages 145 et 146. « Déjà en 1849, Moses Henry Pearly, un avocat, naturaliste et auteur de nombreux rapports sur les affaires indiennes et les pêcheries, séjourne à Bonaventure. Il y rapporte la pêche à la truite de mer en ces termes : 

     Il entre de la Baie des Chaleurs dans la rivière Bonaventure, à chaque montant de la marée pour en sortir au baissant, de grandes quantités de truites de mer, appelées, de ce fait, (truites de marée). Cette truite est grosse et les pêcheurs la prennent facilement à la mouche sur les côtés du goulet au commencement de la marée montante. Debout, au beau milieu de la soude et du varech, le pêcheur peut avoir ici environ une heure d’excellent sport, en attendant la vague envahissante. Après quoi il peut suivre la truite en remontant vers le bassin, en prenant une à chaque lancer, et, possiblement terminer sa partie de pêche sous la proue ou le long d’un long vaisseau en chargement dans le bassin. De nouveau, au baissant et pendant un temps plus court, il y a encore de la bonne pêche, mais il est plus difficile d’atteindre la truite, car toutes semblent redescendre à la mer en troupe très compacte. 

     L’auteur essaya cette pêche avec succès le 18 septembre 1849. La truite était d’un blanc resplendissant, et en belle condition, très ferme et d’une excellente saveur. Un vieux pêcheur à la mouche, autrefois d’Angleterre et demeurant aujourd’hui à Bonaventure, racontait qu’il avait, au commencement de la saison, pris plusieurs belles truites pesant trois livres et plus. On dit qu’il est déjà arrivé que, pêchant la truite de marée à la ligne à cet endroit, on a pris du saumon selon le journal du « Bonaventure Salmon Club. » Les auteurs ont trouvé cette information dans le « Reports on the Sea and River Fisheries of New Brunswick »  1852, de Moses Henry Pearly.

     Dans le même livre « Bonaventure se raconte » aux pages 153 à 156 apparaît « Canots Arsenault. C’est vers 1880 que Félix Arsenault commence à travailler pour concevoir ce qui va devenir les canots Arsenault. Ces canots sont très typiques et reconnaissables à leurs cinq bordées, à leurs forme Élancée et à leurs couleur, soit gris et rouge. Le cèdre et le mélèze sont utilisés pour la fabrication. Un canot mesure 24 pieds de long sur trois pieds de large, alors que sa hauteur est à peine plus d’un pied. Après le décès de Félix, Donat prend la relève dans l’atelier familial construit en 1936. Au tournant des années 1950, l’arrivée des moteurs change la donne. Donat ne tarde pas à changer le design et la fabrication. L’arrière du canot est repensé pour recevoir le moteur. De 1927 à 1973, il construit 275 canots. À ses débuts, un canot se vend 90$, alors qu’en 1980, il faut débourser 1 100$ pour en acquérir un. En 1973, Normand prend la relève avec l’aide de son frère Fernand. En 2004, un dernier canot Arsenault sort de la boutique.» Les premiers clubs de chasse et de pêche ont vu le jour au Québec au milieu des années 1880. (Canot « de Gaspé »)                                                                                                                                                             
     Le 28 avril 1882, la Cour suprême du Canada confère aux provinces de Québec et du Nouveau-Brunswick  la propriété des droits de pêche dans les eaux intérieures. Jusqu’à ce jour, rien n’avait été fait dans le but de développer cette ressource, sauf dans le cas de la pêche du saumon, pour laquelle certains baux avaient été accordés.
Dans le livre « Bonaventure se raconte », les auteurs mentionnent, à la page 156, « Des 1850, les sportsmen fortunés venant de la Nouvelle-Angleterre sont déjà attirés par la réputation des rivières gaspésiennes et ils pêchent sur la Bonaventure ». « Il faut attendre en 1871 pour que le gouvernement provincial adopte une loi autorisant la location de rivières à saumon à l’usage exclusif de clubs privés. Cette décision vise à augmenter les revenus tout en limitant les prélèvements afin de protéger la ressource. Les premières rivières de la Gaspésie à être louées sont la Sainte-Anne, en 1865, et les rivières Cascapédia et Matapédia, en 1872. En 1882, la rivière Dartmouth est louée pour 100$ par année, alors que la York trouve preneur à 75$. »

     Alfred Pelland, un fonctionnaire provincial, mentionne la rivière Bonaventure dans un rapport publié en 1883 : « L’année dernière, le locateur de cette rivière, qui paie 285$ par année, a pris 65 saumons, pesant 1 132 livres, donnant un poids moyen de 15 livres chacun (notre calcul donne légèrement plus de 17 livres). Le plus gros a pesé 40 livres, mais on y a souvent pris des saumons de 50 livres et plus, et, en règle générale, le saumon de la rivière Bonaventure est plus gros que celui des autres rivières de cette région. »                                                                                                                            

     Cette information laisse croire que celle-ci est louée au moins à partir de 1882. À la page 159 du même livre, nous pouvons lire : « Une rivière privatisée ». « La location de droits de pêche exclusifs sur la rivière Bonaventure, comme sur plusieurs autres rivières québécoises, en réduit grandement l’accessibilité. Pour avoir accès au saumon de la rivière Bonaventure entre 1883 et 1978, il faut détenir le privilège d’être un membre en règle d’un club très sélect ou y être invité par une connaissance fortunée. Trois clubs occupent une bonne partie du territoire de la rivière Bonaventure : le premier. Le Bonaventure Salmon Club 1883-1979, est situé derrière Thivierge; le second, le Club de pêche au saumon Le Canadien (Club Kelly) 1924 à aujourd’hui, se trouve derrière Saint-Alphonse; le troisième, le Baldy Salmon Club (Club Kirby) 1924-1980, est situé encore plus haut sur la rivière et en aval de la rivière Garin (Première Est). »

     Selon un texte de Patrick Campeau dans le cadre de sa chronique « Plein air, chasse et pêche » dans Journal de Montréal du 5 mars 2017, il écrit : « Peu de gens savent que la protection de la faune est le plus vieux métier de la fonction publique québécoise, il fut créé en 1867. Les agents fêteront donc leur 150e anniversaire en 2017. Ces hommes et ces femmes veillent sur nos richesses collectives, à la défense des différentes espèces qui peuplent nos lacs, rivières et forets ainsi que des habitats fauniques. Le 150e anniversaire est une occasion unique de sensibiliser le public aux défis que les 420 agents répartis dans 70 bureaux, doivent relever et aux rôles accrus qu’ils jouent sur le plan de la protection. » Voir le chapitre huit du livre de Roderick Haig-Brown « Bright Waters, Bright Fish » aux pages 80 à 92 pour de plus amples détails pour l’ensemble des provinces.                                                                                                                                                                                                                   

     Le Québec et le Nouveau-Brunswick étaient les seules provinces canadiennes à établir ce système de droits de pêche exclusifs en vigueur. Le but de la mise en place de ce système fut la protection de la faune lacustre et terrestre. Les clubs à qui les territoires étaient confiés devaient assurer un gardiennage efficace.

     Une étude du Révérant William Agar Adamson, publiée en 1856, signalait que jusque dans les années 1820 tous les cours d’eau, de Niagara au Labrador, regorgeaient de saumon. Entre autres, on en trouvait des milliers dans la rivière des Outaouais (d’autres sources mettent en doute cet énoncé). L’inspecteur et surintendant des hôpitaux, Walter Henry mentionnait en 1822 avoir vu sauter un saumon juste au pied des chutes Niagara.

Napoléon-Alexandre Comeau
     Vers le 10 juillet 1860 le père de Napoléon-Alexandre Comeau a reçu un message du révérend William Agar Adamson, le nouveau propriétaire des droits de pêche sur la rivière Godbout. Le révérend Adamson demande de trouver un gardien pour la Godbout de la mi-juillet à la fin d’août, qu’il était prêt à payer 40 $. A 12 ans, Napoléon-Alexandre Comeau devint donc le plus jeune garde-pêche, position qu’il occupera jusqu’à la fin de sa vie.

     En 1879, le gouvernement fédéral nommait Comeau, Officier des pêcheries dans la division de Godbout. En 1919, Napoléon-Alexandre Comeau a 61 ans. Il publie son unique livre « Life and Sport on the North Shore of the Lower Saint-Lawrence and its Tributaries ». Cet ouvrage accueilli à son époque comme le livre le plus important sur le sujet et qui ne sera traduit en français qu’en 1945. (Biographie – Napoléon-Alexandre Comeau)


     Un texte de Guy Charlebois apparait, dans à la page 16 du numéro 77 de la revue « Saumons illimités ». Il est intitulé - La rivière Godbout embrasse la nature. « La réputation de la rivière Godbout ne date pas d’hier. D’abord poste de traite pendant plus de deux siècles, cette rivière fut concédée à divers exploitants, dont la Compagnie de la Baie d’Hudson, pour être finalement acquise en 1873 par messieurs Madge Fraser, J.H. Molson et F. Stuart Molson. Napoléon-Alexandre Comeau, figure légendaire de la Côte-Nord, naturaliste, pêcheur, chasseur, médecin et trappeur réputé, y exerce le métier de guide et gardien dès l’âge de 11 ans, de 1859 jusqu’à la fin de sa vie. Sa vaste connaissance du saumon est reconnue dans plusieurs publications, dont Forest and Stream pour laquelle il rédige des chroniques régulières. De nombreuses personnalités politiques, scientifiques et d’affaires du monde entier ont profités des conditions de pêche exceptionnelles de la rivière Godbout et de la fascination qu’exerce son paysage. »

     Prenant conscience de ces  abus, le ministre des Terres, Forêts et Pêcheries de la province de Québec, Simon N. Parent, convoqua le 2 février 1900 à Montréal, la première convention sur la protection de la faune. Cette démarche donna naissance à la « North American Fish and Game Protective Association ». L’organisme voué à la protection du gibier et du poisson regroupait les représentants des provinces et des états américains voisins du Québec. Cet organisme est toujours actif de nos jours.

     Afin de promouvoir sa formule aux  États-Unis, le gouvernement de la province de Québec participait activement à des expositions sur la chasse et la pêche dans grandes villes comme Boston, New-York et Chicago. Malgré cette promotion ciblée aux États-Unis, certains territoires étaient aussi octroyés à des sportsmen canadiens. Même avant ces efforts de promotion, des articles parus dans d’importants magazines américains et britanniques  avaient déjà grandement contribué à faire connaître les paradis de chasse et de pêche de la belle province. Des chroniqueurs de Québec, comme Henri de Puyjalon, James Lemoine, Edward D.T. Chambers, et les américains, comme A.N. Cheney, se sont chargés de faire la promotion dans des revues comme Forest & Stream et plusieurs autres.

     Dans ce système d’exclusivité mis sur pied au Québec, le revers de la médaille fut exprimé par John J. Rowan. Selon ce dernier, la perte de l’accès au territoire, allait mener le pêcheur local à braconner sur son propre territoire pour nourrir sa famille et à peu se soucier de la conservation et la protection de la faune. Ces terres concédées aux Américains, aux Québécois et aux Canadiens les plus fortunés et les proches du pouvoir politique, la colère grondait dans une partie de la population. Cependant, pour d’autres, les clubs privés apportaient de nombreux emplois.

     Des 1850, la diminution du saumon en rivière se chiffrait à plus de 30% sur la seule réserve de pêche Jacques-Cartier. Les abus de la pêche commerciale et du braconnage  amenaient le gouvernement à légiférer en 1855 et 1858 en faveur de la protection du saumon et de la truite.

Richard Nettle

The salmon fisheries of the St. Lawrence and its tributaries
     Arrivé à Québec en 1842, Richard Nettle fut nommé surintendant des Pêcheries par le Premier ministre Étienne-Pascal Taché en 1857.  Nettle établi la première pisciculture au Canada en 1857 ou ‘58 au coin de la rue Sainte-Ursule et Saint-Jean à Québec. Nettle est décédé à Ottawa en 1905. Dans le livre de Sylvain Gingras « L’épopée de la forêt » aux pages 211 et 212, l’auteur présente une excellente description de Richard Nettle et de son œuvre. Richard Nettle a publié en 1857 « Salmon Fisheries of the St. Lawrence and it’s tributaries ». 

     Dans la revue « Eastern Woods and Waters » du numéro d’automne 1999, apparaît un article de Paul C. Marriner intitulé « Richard Nettle’s Salmon Flies » aux pages 28, 29 et 30. « Early original Canadian Patterns (pre-1850) are usually overlooked when compiling histories of the Atlantic salmon fly. The scarcity of local patterns is the dichotomous attitude towards salmon of residents and visitors. The former viewed salmon as food. The latter (often military officers) brought upper-class sporting tradition, tackle, and flies with them. I have yet to encounter a useful pre-1850 Canadian sport fishing reference. So, I am convinced that Richard Nettle produced the first list of original Canadian salmon patterns. It’s also likely that Nettle was the first volunteer in the service of saving Atlantic salmon ». Dans cet article, l’auteur ajoute les photos des douze mouches ainsi que la parure de chacune. Notez que dans le numéro 58, pages 44 à 46 de la revue « Saumon Illimités » automne 2000, se trouvent le texte traduit en français de l’article de Paul Marriner écrit en anglais ainsi que la parure et la photo en couleurs des six premières mouches. Dans le numéro 59, hiver 2001, aux pages 44 et 46 de la même revue, se trouvent la parure et la photo en couleurs des mouches sept à douze. (Les Mouches à Saumon de Richard Nettle)

     De plus, dans la revue « Canadian Flyfisher » numéro d’été 2003, Marriner mentionne dans son article des pages 34 à 37,« À l’Inverse For Atlantics » au paragraphe encadré, « As superintendent, Nettle traveled to many salmon rivers and convinced mill operators and others to provide fishways and to stop dumping sawdust into the rivers.  It is likely that his efforts saved many salmon runs from extinction and that he was the first effective salmon conservationist ».

     « In his book, Nettle offered a list of twelve salmon-fly patterns. Unfortunately, the recipes are vague and without illustration. Nonetheless, based on the general conformation of salmon flies of that era and with materials supplied by Bryant Freeman of Eskape Anglers, my friend Roddy MacLeod tied the series for me ». Ces mêmes douze mouches sont présentées avec parures et photos couleurs, aux pages 35 et 36  du livre « A Compendium of Canadian  Fly Patterns » 2006 Gales End Press, dont les auteurs sont Robert H. Jones et Paul C. Marriner.

Le saumon 400 ans d’histoire et de passion au Québec
    Des hommes d’affaires, des financiers et des manufacturiers se prévalaient des mesures législatives survenues en 1871, permettant aux sportsmen de se constituer en club reconnu. Joseph K. Boswell, riche brasseur de Québec et ses amis fondaient le « Jacques-Cartier River Fishing Club » à la hauteur de Pont-Rouge pour la pêche sportive du saumon en 1876.  Le livre « Le saumon 400 ans d’histoire et de passion au Québec », donne 1862 comme étant la date de la fondation du club.

     Comme les besoins en saumon se faisaient de plus en plus pressant, une pisciculture  fut mise sur pied à Gaspé en 1873, puis une autre à Tadoussac deux en plus tard. Des établissements réservés à la truite furent aménagés au lac Tremblant, à Magog, à Saint-Alexis des Monts puis à Baldwin’s Mills. En 1915, le gouvernement fédéral confiait ces quatre établissements à la province et en 1921 les stations piscicoles de Gaspé et de Tadoussac passaient aux mains du Québec.

     Suite à la confédération canadienne de 1867, deux provinces, le Québec et le Nouveau-Brunswick, conservent des droits de propriété riveraine en eau douce et des droits exclusifs privés de pêche. Toutes les pêches intertidales sont des propriétés communes et, sauf quelques exceptions, les pêches en eau douce des Territoires et des huit autres provinces le sont également.

Roderick Haig-Brown

Roderick Haig-Brown wading in the Campbell River
     Roderick Haig-Brown wrote that « We never fish the same river twice. Every year the water is different. Rivers vary from season to season, even every day. »

     Arthur James Lingren, l’auteur du livre « Fly Patterns of Roderick Haig-Brown » écrit en 1993 à la page 19 ; « it’s important to realize that British sport fishermen had been using their Atlantic salmon and trout flies in streams and lakes in British Columbia since at least the 1860s». Dans le petit livre d’Art Lingren, on retrouve l’histoire, la parure et la photo en couleurs de chacune des vingt mouches que Haig-Brown a créées durant sa carrière. «Bill Nation, Tommy Brayshaw and Bryan Williams are three other pioneer British Columbian fly fishers who attempted to tie fly patterns which imitate the actual insects and forage fish on which our coastal and interior sport fishes supposedly feed ».

    Dans le numéro d’Hiver 2002 de la revue « d’Hiver 2002 de la revue « The Canadian Fly Fisher »», apparait à la page 14, un texte d’A.J. Somerset intitulé « The Fly Patterns of Roderick Haig-Brown ». Roderick Haig-Brown’s place in the history of angling literature is assured. Not only was Haig-Brown undoubtedly the finest writer of fishing Canada has ever produced, but he also ranks among the finest fishing writers of the English language. A writer of clear, stylish prose, he was also a careful and observant naturalist and, in his work, we find details not only of stream life but of animals, birds, and weather: Some have called him the finest angling writer since Walton.                               

     Whether that’s true is debatable, but Haig-Brown is certainly of the same line as Walton. Unlike many fish writers, his interests and writings extended far beyond fishing. He argued that we should view fishing merely as a recreation in a well lived-life. His commentary in the place of fishing in our lives, and the quality of his work, make him one of the angling’s leading literary figures.  None of that, however, will catch fish.  In practical fishing terms, Haig-Brown was also a fine angler and fly tyer. He is perhaps best remembered as a fly tyer for his beautiful Golden Girl, a steelhead attractor pattern, and the Steelhead Bee, one of the first dry flies designed specifically for steelhead. The Coho Blue, which as its name implies, is a fly for Coho salmon». Please note that in April 1998, these two flies, Steelhead Bee and Coho Blue, were selected for Canada Post’s stamp set along with four other great Canadian flies.

Fly Patterns of Roderick Haig-Brown
     « But Haig-Brown also left us other fly patterns.  Among these are his fry patterns. West Coast Rivers are factories for salmon fry, and resident and migratory trout target fry in the spring as emerge and migrate. The result can be fast action – fast enough that in Fisherman’s Spring, Haig-Brown placed fishing fry imitations on the ragged edge of respectability in the fly-fisherman’s world. Much of Haig-Brown’s writing predated fly-fishing magazines, and his fly patterns were not recorded in some final form, with accompanying photographs. And although he provides dressings in Fisherman’s Spring, he also notes that he has many times varied the patterns in some way. These flies will catch fish not only in British Columbia’s coastal streams, but in any water where big fish eat little fish – which is everywhere. By tying them, you’ll be keeping alive the legacy of one of Canada’s preeminent angling and literary figures ».

     A compté du 7 novembre, 1885, le réseau ferroviaire du Canadien Pacific était complété lors de l’installation du dernier crampon à Craigellachie en Colombie-Britannique. Tous les canadiens avaient alors accès à l’ensemble du pays. L’accès à une grande quantité  de lacs et de rivières était maintenant possible pour la pratique de la pêche à la mouche d’Halifax à Vancouver.

     Dans le livre de Roderick Haig-Brown « The Master and his Fish » à la page 13, il écrit, «While the brown trout was attaining his formidable position in the respect and affections of old world anglers, American settlers were finding and celebrating a trout-like  fish in the new world. It turned out to be a char rather than a trout matters not at all ».

Roderick Haig-Brown «The Master and his Fish»
     À la page 14, Haig-Brown écrit, « As settlement advanced into the West and finally to the Pacific coast, two more trouts were discovered-the Rainbow and the Cuthroat. Many other fish that are or have been called trout-the Lake trout and the Dolly Varden, both are chars ». Il est à noter que les premiers arrivants au Canada connaissaient la truite brune européenne et ils ont désignés <truite>,  l’omble de  fontaine  communément désignée « Truite mouchetée », découverte dans les provinces maritimes au Québec et en Ontario.

     In 1927, Roderick Haig-Brown was 19 years old and had been in Canada for one year. One day standing at the mouth of a small creek on northern Vancouver Island with his friend and partner, Ed Lansdowne, and at that moment both were absorbed in the admiration of a great-hooked nose Coho salmon. On page 56, « He had come from the little pool below the falls, where the creek started its run across the tide flat to Johnstone Straits, only a moment or two before. His inducement, and this was the important thing, had been a full-dressed Silver Wilkinson Atlantic salmon fly. It was the first Coho we had ever caught on a fly; we had always been told and almost believed, that Pacific salmon wouldn’t have anything with a fly. They should have sent you instead of the other Englishman that gave the country away ».

    À la page 56, il écrit, « You know Lord Aberdeen the guy that gave Washington and Oregon to the Americans because the salmon wouldn’t take a fly ». À la page 57, il écrit, « from a manuscript of Roderick Finlayson, the commander of Fort Victoria, which is still in the British Columbia provincial archives. Finlayson is describing a visit of Captain Gordon, in command of H.M.S. America and brother of the Earl of Aberdeen, then Prime Minister of England ». Captain Gordon was a fly fisherman that could not get Pacific salmon to take a fly! « Lord Aberdeen was Prime minister of England at that time, (1852 à 1855) ». Lord Aberdeen’s family name was Gordon.
Roderick Haig-Brown «The Master and his Fish»
     Une autre version de l’énoncé du commandant du Fort Victoria, Roderick Finlayson apparait à la page 131 de la publication de Pêches et Océans « Le saumon de l’Atlantique dans l’histoire de l’Amérique du Nord » de R.W. Dunfeld. « En 1846, un accord conclu entre la Colombie-Britannique et l’Oregon au sujet d’un litige frontalier cède le basin inférieur du fleuve Columbia, principale zone contestée, aux États-Unis d’Amérique. À la même époque, une histoire circule chez les habitants britanniques de la côte ouest, voulant que la Grande-Bretagne ait renoncé au district parce qu’il était impossible de pêcher à la ligne le saumon du fleuve Columbia ».

     « La petite histoire raconte qu’un frère de Sir Robert Peel, le Premier Ministre britannique (1834, 1835 et 1841 à 1846) , alors en service à la base navale de Victoria, aurait, après plusieurs tentatives infructueuses de pêche à la mouche dans le fleuve Columbia, écrit au Premier Ministre en se plaignant que les saumons de la côte étaient trop mal élevés pour attraper une mouche, par conséquent, la région ne valait pas une cenne ». « Les archives ne mentionnent aucun cas où le saumon de l’Atlantique – du moins sur ce continent – aurait joué un rôle analogue lors de la perte ou de l’acquisition de territoire national; dans les colonies du nord de l’Atlantique ». Il est intéressant de noter que l’histoire est souvent fonction des écrits que l’on peut retracer!

     Dans le numéro d’Hiver 2002 de la revue « Atlantic Salmon Journal » aux pages 46 à 50, apparaît un texte d’Andrew Williams intitulé « When East Meets West ». « The abundance of trout, salmon and steelhead in the rivers of British Columbia must have made early fly fishers from England feel that they had landed in paradise. Naturally, when they began fishing for steelhead, they used the flies, equipment and techniques that they knew from enticing Atlantic salmon on home rivers. Over the years, however, anglers like Roderick-Haig Brown, Colonel Money and Tommy Brayshaw experimented with those traditional flies and methods, resulting in many innovations, which have in turn influenced the Atlantic salmon fishing techniques from which they sprang. During his youth in England, Haig-Brown had fished for Atlantic salmon, brown trout and sea-run browns and in (The Western Angler, 1939) his suggestions about how to fish for their Pacific cousins, draw heavily on his familiarity with English equipment, flies and techniques. He recommends double-handed thirteen or fourteen-foot split cane rods for fishing wet flies in the early season, and single-handed eleven or twelve-foot rods of the Wye or Wood  type for summer fishing, especially for the dry fly or greased line approach. He suggests matching these rods with Hardy’s St.John reels and silk lines. As for flies, he states, that one could fish satisfactorily through a season with a range of full-dressed Jock Scotts, on hook sizes from 1 or slightly larger up to 12. Most of the flies for Atlantic salmon will catch fish ».

     Dans la revue « Canadian Fly Fisher »  d’automne/hiver 2001, aux pages 35 et 37, Andrew Williams nous offre un texte intitulé « Roderick Haig-Brown’s Vision; OUR  LIVING  LEGACY »,                                                                                                                                                    

     The Books; « Like many other fly fishers, I read Haig-Brown to gain some insight into fish, their habits and the ways of rivers. Of the nearly thirty books he wrote, five, in particular spoke most strongly to me: three from the series of seasonal tomes (Fisherman’s Spring, Fisherman’s Summer, and Fisherman’s Fall) and two others (A River Never Sleeps, and  The Western Angler) ». Haig-Brown’s favorite Vancouver Island Streams; « The Campbell was Haig-Brown’s home river. When he first walked its banks and explored its riffles and pools, the fishing was superb, and its runs so brightly through his books that it has become inextricably fused with any mention of his name. Readers throughout the world have vicariously experienced his delight in its bounty. All the great pools Rod fished and wrote about are still there. Little has changed, except for the regulated flow issuing from the B.C. Hydro powerhouse built at the top end of the Canyon Pool. The subsequent flows can be often greater than they would have been before the hydro development. Moreover, this was a factor Rod saw as a possible benefit to steelhead, especially in the increased incentive for them to hold in the open shallows. One can still wade over the Upper Island Pool or along the gravel bar to the Main Island Pool and swing a fly through prime steelhead holding water. The Big Sandy Pool remains as deep and evocative as ever, and the fish still hold there well. As Rod named it, the Line Fence Pool (which fronts the Haig-Brown Heritage Property) fishes well throughout the seasons, and just about any species of fish that runs into the Campbell can be expected to be encountered there at sometime.

     Many of the runs of salmon and steelhead coming to the Campbell have diminished since Haig-Brown first fished the river – and some are in decline since he last fished it. Even though the fish are not there in as great a number, many people still make a pilgrimage to fish its storied runs and pools every year, simply to reconnect with the Haig-Brown mystique and to soak in the ambiance of this great river ». 

     The author of this text also describes the Heber River and the Elk River. « As fly fishers, we are the benefactors of his priceless legacy – the fly patterns, the waters, the books, the insights, and the ethics ».

Gilly; édité par Alfred G. Davy
     Dans le livre « Gilly » édité par Alfred G. Davy en 1985, à la page 123, Barry Thornton mentionne dans son texte « Salt Water Salmon on the Fly », que la recherche et la poursuite du saumon en eau salée intrigue et embarrasse les pêcheurs à la mouche de la Colombie Britanique depuis de début du siècle. Les écrits les plus anciens que j’ai lus parlant de ceci se trouvent dans le livre « Sunset Playgrounds », de F.G. Aflalo publié en 1909.                                                                               

     Dix ans plus tard, en 1919, l’ex gardien de la faune, A. Bryan Williams, dans son livre « Rod and creel in British Columbia » a écrit un chapitre intitulé « Fly Fishing for Salmon » qui confirme que le saumon du Pacifique est beaucoup plus difficile à capturer à la mouche que le saumon atlantique. « There were, however, a few men who always used a fly and others who occasionally did, but it has never been followed up as it should, though it is pretty well acknowledged  fact that the Coho salmon will take the fly freely and the spring salmon occasionally, if it is presented to them properly ». Thornton nos dit que depuis ces deux publication, beaucoup a été écrit à propos de la pêche du saumon dans les eaux salée de la Colombie Britannique.

     Dans le même livre édité par Alfred G. Davy, à la page 135, Tom Murray mentionne dans son texte  « The Elusive Searun Cutthroat », que la soie la plus efficace pour cette pêche est la soie « Ultimate Plus » de la compagnie canadienne Northern Fly Lines. Tom Murray est le créateur de la mouche « Rolled Muddler » à laquelle il fait allusion dans ce même texte.

A.J. Campbell, Classic & Antique Fly-Fishing Tackle
     Dans le livre de A.J. Campbell  « Classic & Antique Fly-Fishing Tackle »,  à la page 233, il y a un chapitre intitulé « Canada’s Maritime Makers ». In the province of New Brunswick professional rod-makers were at work by the 1850s.  For the next half century or longer these Maritime makers - only three of whom have been identified - built some of the world’s most fscinating examples of sporting apparati. Our first glimpse of the Canadian rod comes through Frederick Tolfrey, one of those early British tourists who visited the new world.

     Ce touriste britannique est en fait un jeune officier de l’armée britannique, Frederick Hildebrand Tolfrey, est envoyé à Québec de 1816 à 1818. Grâce  au Major James Browne, du 103e régiment, il découvre le site de pêche Déry de la rivière Jacques-Cartier et l’attirail de pêche du Major. Notez que l’attirail de pêche du Major est superbement décrit aux pages 35, 36, 37 et 38 de la version française. Le livre de Frederick Tolfrey « The Sportsman in Canada » a été traduit par Paul-Louis Martin est intitulé « Tolfrey un aristocrate au Bas-Canada ». Il publiera, plus tard, deux ouvrages qui nous donnerons des détails sur ses séjours, « The  Sportsman in France » en 1841 et « The Sportsman in Canada » en 1845. Aux pages 217 à 219 de la version française, il nous laisse la parure de dix-huit mouches à saumon et à truite pour les rivières canadiennes.  À ce moment, il y avait au moins deux autres régiments présents, soit un à Halifax dans le Bas-Canada et un deuxième à Kingston dans le Haut-Canada.

     De retour à la page 234 du livre de A.J.Campbell, « Classic and Antique Fly-Fishing Tackle », « The Maritime artisans congregated in the port of Saint-John ». The city of Saint-John was first named « Old Parr Town ». « There in Old Parr Town, a man with the fine Gaelic name of Dingee Scribner established a rod shop ». Dingee Scribner was Canada’s first known professional rod maker, establishing his tacklemaking shop around 1860. By 1863 Dingee was listed as a fishing tackle maker». «By 1869 Scribner became a little better defined in the records. He was then listed as a Manufacturer of Salmon and trout Rods, Landing Nets and Flies ».

     A la page 236, « The second Saint-John rodmaker to enter the trade, Charles Baillie, began his long career in 1874. In 1877 he was upgraded from a maker to a fishing tackle manufacturer. After the death of Dingee Scribner, Charles Baillie’s trade improved, and in 1901 he was recorded as a Dealer and Manufacturer of Salmon and Trout tackle ».

     Aux pages 236 à 238, « Our last Saint John maker, Joe Dalzell, was the son of a cabinetmaker and furniture dealer. In 1880 was finally listed under Fishing tackle. In 1883 he was finally recorded as a fishing rod manufacturer. He would build many greenhart rods in the Castle Connell style. At the very peak of his rodmaking career Joe Dalzell was quoted (I prefer a double-action, solid wood greenhart rod for salmon built on the Castel Connell principle). (These rods are also without ferrules, the joints being put together by splicing).

     Dans son livre « Bright Waters, Bright Fish » Roderick Haig-Brown écrit aux pages 22 et 23, « En 1849, le livre de Frank Forester publie « Frank Forester’s Fish and Fishing of the United States and British Provinces of North America ». Le vrai nom de Forester est Henry William Herbert. « Herbert was an English Professor who taught in New-York and knew a very great deal about fish and fishing. He discusses Canadian salmon rivers and even notes that the rivers close to Québec City have already failed almost entirely, making necessary a sail of many hours down the Saint-Lawrence to insure good sport.  A second edition of the book, published in 1859, has a remarkably detailed account of the Pacific Salmons, as well as Gairdner’s salmon, now known as the steelhead. »                                                                              

     Just a year later, in 1860, there was published what seems to be the first Canadian fishing book: « Salmon Fishing in Canada, by a Resident ». The Resident in question was the Canadian Senate librarian and clergyman William Agar Adamson. The editor was Col. Sir James Edward Alexander. In 1864 Thaddeus Norris published his much loved «American Angler’s Book», which included a substantial section on Canadian salmon rivers. Most of the rivers mentionned are along the North Shore of the Saint-Lawrence and most are still good salmon streams: the Goodbout (Godbout), our best river; the Moise (Moisie), a very large river and full of fish; the St. Margaret (Sainte-Marguerite) in the Saguenay, it is over-fished; La Val (Laval), an excellent trout river; the Natushquan (Natashquan), a capital river, but very distant. It is obvious from these accounts that salmon fishing in Canadian rivers was a well-established sport. People came to Québec’s North Shore rivers from England and Scotland, from Maine and Massachusetts, from Montreal, Québec and Saint-John. Rivers were leased, guides, boats and canoes were available, and in those early days the sport fishery was a comfortable by-product of a lively, perhaps too lively, net fishery : in 1862 three rod fishermen, leasing the Moisie River for two weeks, caught 318 salmon, and the season’s netting in tidal waters accounted for fifteen thousand. It is natural enough that this early literature should have concentrated on the salmon, but most of the writers mention trout as well, both resident and sea-run. Special trout flies, such as the Montreal, were becoming widely known ».                    

     A la page 27 son récit continue; « T.W. Lambert, who published « Fishing in British Columbia » « in 1907, though he was not a native Canadian, based his book on twelve years’ knowledge of the province. Lambert deals carefully, and for his time quite expertly, with the Thompson River, the trout lakes near Kamloops and the rainbow trout of the interior of the province, and his accounts of salmon fishing on the coast is a valuable record of the times ».

     « Shortly after the turn of the century one comes upon native Canadian fishing writers. Napoléon Comeau and William Hume Blake were two enthusiasts for the North Shore of the Saint-Lawrence. Both are good writers and both share the ideals of the Canadian woodsman, Comeau is a lifetime professional and Blake is an amateur. Comeau was private guardian of the Godbout River for over sixty years and a federal fisheries officer for over forty years, but he was also a hunter, trapper, fisherman, self-taught doctor and midwife, postmaster, telegrapher, coroner and general servant of the people of the North Shore. His records of rod fishing on the Godbout go back to 1859, and he seems to have been a tireless salmon fisher himself; on 9 July 1874 he killed 57 salmon weighing 634 pounds, all on the fly ».       

     « While Comeau celebrates the Atlantic salmon and Lambert the rainbow trout, Blake is a brook trout enthusiast. He sought them everywhere in the streams and lakes of the North Shore, travelling light and faring hard by canoe and on foot through the wildest country. The companionship of French-Canadian guides and encounters with the kindness, courtesy and good humor of the country people meant even more to him than the fishing, but he fished hard and thought nothing of two or three days tough travel to check on a rumour of great trout in some distant water. He must have been one of the first fishermen to travel extensively in the newly created Laurentides Park and he makes the firm claim for the Park that nowhere in the world do the fontinalis grow to a larger size than in these waters ».

     Roderick Haig-Brown est décédé le 9 octobre 1976. Dans son livre « Bright Waters, Bright Fish », dans son dernier écrit, aux pages 139 et 140, il nous laisse le 21 septembre, 1976, sa lettre digne d’un testament, « Hope for the Future ».

     Dans son livre  « The Steelhead Trout, Life History – Early Angling-Contemporary Steelheading » publié en 1971, Trey Combs présente aux pages 86 et 87 une courte description des conditions de pêche  de la truite arc en ciel anadrome (Steelhead) de la région de la rivière Campbell située sur l’Ile de Vancouver, au début des années 1900. Il en est de même pour la rivière Cowichan qui est elle aussi réputée sur la dite Ile. C’est à compté des années 1930 que la pêche de l’arc en ciel anadrome et de lac est devenue populaire dans les eaux intérieures des rivières et des fameux lacs de la région de Kamloops.

Mouches seches a saumon
     Dans son livre « Mouches  sèches à saumon » publié en 1995, Denys Poirier étale tous ses secrets associés aux mouches sèches pour le saumon. Que ce soit un énoncé d’histoire du début de la pêche décrit dans « Natura animalius » de Claudius Aelianus du temps des romains, les expériences anglaises, l’apport québécois, les Skaters, les Macintoshs, les brosses à bouteilles, les bombers ou minounes, les Wiskers, les Buck Bugs, les mouches de surface, les crustacés volants et les autres mouches sèches québécoises, mouches innovatrices, tous cela est très bien exposé. A cela l’auteur ajoute deux autres chapitres; soit,  la couleur des daguettes et lancettes, soit; les animaux à fourrure et leurs poils et les oiseaux et leurs plumes pour le montage des mouches sèches. Ce livre de 263 pages, écrit par Denys Poirier est de la collection de la Fédération québécoise pour le saumon Atlantique (FQSA).

     Dans son livre « Handbook for the Margaree » publié en 1976, James T. Grey Jr. mentionne la fondation du « Margaree Salmon Museum » en 1965. La rivière Margaree est située au Cap Breton en Nouvelle Écosse. « Wayne Carroll was the Museum’s first curator, and was succeeded by Jane Watts and then by Madame Frances Hart, the current curator ». Cet énoncé apparait dans un texte de James T. Grey Jr. paru dans la revue « Atlantic Salmon Journal » à la page 25 du numéro été 1987. Elle aurait montée ce Musée de toutes pièces. Frances Hart occuperait encore le poste de curatrice. C’est la Margaree Salmon Association qui a fondée ce musée le 9 août 1965. La même année l’école Rossville, vielle de 80 ans fermait ses portes. Elle a été achetée de la municipalité par un groupe communautaire au montant de 25 $ et offert à la Margaree Salon Association. Un nombre imposant de 20,686 visiteurs ont franchis les portes du musée en 1972. Dans les collections du Musée on retrouve surtout des artéfacts donnés par d’illustres pêcheurs américains tels que Vom Hofe, H.S. (Pinky) Gillum, Payne, Leonard, Lee Wulff, Poul Jorgensen, Dan Bailey, Wallace Doak, Harry et Elsie Darby. Cependant un canadien ressort du lot! Il s’agit de Joe Aucoin.

     Dans son  livre « A Little Thing I Tied Myself » publié en 2006, Don MacLean décrit en détails le personnage de Joe Aucoin qui a travaillé à la mine de charbon #12 de New Waterford située au nord-ouest de Sydney au Cap Breton, NE. Comme plusieurs autres monteurs de mouches à saumon des années 30 et 40, Joe était un pionnier dans le développement des mouches à saumon à ailes de poils qui allaient obtenir  une influence majeure sur le sport de la pêche du saumon atlantique. De sa résidence de New Waterford, il montait et vendait des mouches, des avançons et guidait durant les vacances d’été des mineurs. Voici la lettre qu’écrivait Joe Aucoin le 5 avril, 1949 à J. Edson Leonard, l’auteur du livre « Flies »;  publié en1950, à la page 322; New Waterford, Nova Scotia Salmon fishing is first and last with me. Trout fishing has no thrills for me anymore. As regards to salmon fishing in Nova Scotia, or anywhere that Atlantic Salmon are fished for with flies, why they take flies is a mystery. They don’t feed in fresh water. The answer may be that they take flies just to destroy them.
                                                                                                                                                            
     For years, hair-wing salmon flies have been favorites for salmon and trout fishing. The only reason I know of is that the hair-wings are more lifelike. They have a breathing action in the water (any type of water). During the war years my flies were used in Scotland and proved very successful... catching salmon where the old fancy patterns failed. My favorite flies are wet flies for salmon such as the Bomber Series. These are hair-wing type salmon flies such as the Silver Gray Bomber, Brown Bomber, Black Bomber, also the Mystery, Ross Special, Yellow Bucktail and Cosseboom (named after Mr. Cosseboom the original Tyer). These flies are also my best sellers. I am responsible for the Bomber Series more popularly known as the hair-wing flies …. that is, as I tie them. My best sellers for trout are: Mickey Finn, Parmachene Belle, Royal Coachman, Black Gnat, Montreal and Silver Doctor. These hairwing flies I have enclosed. I am also enclosing a sample of my favorite fly, the Silver Gray Bomber, which has saved the day and fishing trip many a time.

Yours truly, Joe Aucoin

Joe Aucoin
     Les mouches de Joe Aucoin avaient beaucoup d’action dans l’eau due aux ailes longues de ses mouches, les asiles dépassant légèrement la courbure de l’hameçon. Une autre caractéristique  des mouches de Joe Aucoin était la longueur de l’onglet de Coq de Sonnerat aussi long que le corps de la mouche. Une des mouches de Joe Aucoin a été nommée « Brown Bomber » en l’honneur du boxeur Joe Louis surnommé le Brown Bomber, pour lequel Joe avait une grande admiration. Les mouches de Joe Aucoin ont perdues de leurs popularité mais qui sait, une d’elles pourrait sauver une sortie de pêche!  Une autre mouche qui a rendue Joe Aucoin célèbre est la mouche de son ami Nip Ross, soit une « Ross Special ». Sa fille Annette dit que son père montait des mouches tous les jours même que la journée de son décès en 1968, il y avait une Black Bomber dans les mordaches de son étau.

     Dans la revue « Canadian Fly Fisher » des mois d’août et septembre 2005, aux pages 44 et 45, on a un texte de Bill Jolymore intitulé « A Bit of Fly Tying History-Joe Aucoin (1912-1968) : East Coast Innovator ». « Joe Aucoin was one of Atlantic Canada’s great tiers and innovators of classic fully dressed salmon flies. He was born in Cheticamp on Cape Breton Island, Nova Scotia on December 1, 1912, eventually moving to New Waterford, N.S., where he went to work in the coal mines. »

     « It was here that his brother, Alec, started to teach him to tie flies. Bt the time he was 17, in 1929, he was developing his own patterns, which have become classics in their own right. Most were developed on his favorite river, the Margaree. For many years he tied mainly for himself and friends, but after being injured in a mining mishap, he turned to tying commercially. In a small Sydney store where I worked part-time after school and on weekends, Joe would bring in cards of flies, each in a cellophane envelope stapled to the card. His classic married-wing flies were beautiful. He was a great artist with feathers. We would buy his flies for 30 cents each and sell them for 50 cents. Prices have gone up since 1946!                                                                                                                                                                 

     Joe was a regular figure on the Margaree during the 1920s and through into the 1950s. However, he became very ill after this and passed away on August 5, 1968.  The patterns which Joe originated are numerous. The following four are among the most celebrated; the Ross Special, Joe Aucoin’s Silver Bomber, Joe Aucoin’s Brown Bomber and Joe Aucoin’s Black Bomber
».

     Le livre de Don MacLean présente un portrait de plusieurs monteurs de mouche reconnus des provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle Écosse, de l’Île du Prince Édouard et de Terre Neuve et Labrador.

     Dans la revue « Atlantic Salmon Journal » d’hiver 2002, aux pages 34 à 38, se retrouve un texte de Hugh W. McKervill intitulé « Saving the Margaree ». John J. Rowan fished and wrote about the Margaree River in Cape Breton, Nova Scotia, calling it one of the finest free Atlantic Salmon Rivers in Canada. However, he pointed out that it wasn’t an angler’s paradise, partly because there were too many anglers. In particular, he took exception to the hoards of Americans crowding the pools, and was forthright in making his views on this subject known. The Americans, he wrote, have destroyed all their own rivers by reckless mismanagement, and of late years, having taken to angling, they haunt Canadian rivers to the advantage of canoe men and others, but to the sad perplexity of Canadian anglers. The quote is from his book, « The Emigrant and Sportsman in Canada », published ironically in London, England. The year was 1876.

Truite arc en ciel (Steelhead) dans l’est du Canada

Fly Fishing Canada, Robert H. Jones
     La truite arc en ciel anadrome « Steelhead » nage dans les grands lacs depuis fort longtemps. Dans le livre « Fly Fishing Canada » édité par Robert H. Jones en 2001, à la page 192 du chapitre 24 « Ontario Steelhead »  Andrew Somerset, l’auteur, note « One of the common steelhead misconception is that the Great Lakes steelhead fishery is put-and-take. While this may be in some states, it is not the case in Ontario.  Seth Green, the American hatchery pioneer, stocked the first steelhead in the Great Lakes in the mid-1870s. By 1882 at least one tributary of each of the Great Lakes had been stocked with rainbows. On the Canadian side of the lakes, however, only three plantings took place before 1900 although strays from the U.S. side were already establishing runs. Those strays received an enthusiastic welcome from Ontario anglers. By 1912 pressure from anglers led to stocking on Ontario’s side of Lake Superior.                                                                                                                                    

     Dans son livre, « Fresh Water Fishes of Eastern Canada » , dans la deuxième édition publiée en 1967, W.B. Scott déclare, (The planting of rainbow trout in Ontario waters commenced about 1904, when 20,000 eggs were planted in the Sydenham River, Grey County. He Ontario Department of Game and Fisheries began it’s planting progamme in 1918. In Ontario, this trout is permanently resident in Lake Superior, Lake Huron, Georgian Bay, Lake Bernard, Lake Simcoe, and Lake Ontario. Plantings in Nova Scotia have not been successful.)                                                                                               

     Steelheads were established in Ontario tributaries of Lake Huron and Georgian Bay by 1920, and the Ontario government began stocking in 1922. Lake Erie followed in the late 1920s, but stocking on Lake Ontario did not begin until the 1940s. In each case the fish soon established naturalized runs and today steelhead are found in many Ontario streams where they were never stocked.                                       

     Certainly, the fish stocked in the Great Lakes over the years were predominantly from steelhead strains, rather than resident rainbow strains, which may account for their migratory tendencies. Although many sources name the McLoud River rainbow strain as the first to be introduced in the Great Lakes, in fact the first eggs shipped to Seth Green were of steelhead from the San Francisco Bay area, with McLoud River fish not following until three years later.

Fly Fishing for Great Lakes Steelhead ; Jerry Kustich, Rick Kustich
     Ontario reared the McLoud River strain at the Normandale hatchery until the 1930s. Ontario’s standard hatchery fish became the Ganasraska strain ». Le chapitre 3 du livre « Fishing for Great Lakes Steelhead » de Rick et Jerry Kustich, publié en 1999, aux pages 27 à 34, on y trouve un résumé complet de l’introduction de la truite « Steelhead » et de sa répartition éventuelle dans tous les grands lacs et leurs affluents. Il est important de se demander de qu’elle façon était-il possible de transporter des œufs embryonnés de truite arc en ciel anadrome provenant de la rivière McLoud en Californie!

     Avant le 10 mai, 1869, il n’y avait pas encore de train et pas de route, proprement dit, sauf des bouts de chemin difficilement carrossable. Le convoi voyageait à l’aide de voitures tirées par des chevaux. Ce mode de transport devait être très lent, probablement des semaines, les chevaux et les hommes devaient se reposer souvent. Que dire de la traversée de la chaine des montagnes Sierre Nevada?                             

     De plus les œufs embryonnés devaient être maintenus à une température fraiche dans un milieu humide très bien oxygéné. Dans les montagnes il y avait de la neige pour les humidifiés et les maintenir à la fraîche. Par-contre, rendu au-delà des montagnes, il y avait les plaines de l’ouest, encore des routes non-carrossables, plus de neige pour garder la fraîcheur mais seulement de l’eau des rivières rencontrées sur le chemin du convoi. Il fallait ensuite se rendre dans l’état de New York à la pisciculture de Seth Green. La durée de cette aventure devait prendre des semaines pour arriver à bon port!

     Dans la revue « American Angler » November/December 2016 aux pages 42 et 43, dans un texte illustré de Philip Monahan, intitulé « Closer Look – Rainbow Trout », ont retrouve un dessin en couleurs d’une truite Arc en ciel et ses particularités anatomiques. Entre autres, ans le texte intitulé « World Domination » la première phrase retient mon attention! « In the spring of 1875 rainbow trout eggs made the journey by train from California to New-York – the first time the species had been shipped out of its native range ». Pourtant il semble bien que des œufs embryonnés se soient rendus à la pisciculture de Seth Green dans l’État de New-York quelques temps auparavant!

Truite brune en Amérique du nord et au Canada

Fly Fishing Canada par Robert H. Jones
     Un autre ensemble d’anecdotes à propos de l’introduction de la truite brune au Canada nous est présenté dans le livre « Fly Fishing Canada »  édité en 2001 par Robert H. Jones, à la page 211 du chapitre 27 « Brown Trout » Chris Marshall écrit « As the British built their empire, they took with them those things they considered essential for civilized living : roses, cricket, gin, fly rods and brown trout. While it was simple to transport the former, shipping brown trout across thousands of miles of ocean was a formidable task in the days of sail».   Marshall Écrit « But it was not until 1883, that the brown trout finally immigrated to North America. They were a gift of German fish from Baron Lucius Von Behr to American ichthyologist Fred Mather. But British trout were hot on their heels, with a batch of eggs from Loch Leven fish arriving in 1884. The first Canadian stocking was not far behind – a batch of eggs from Loch Leven arrived In Newfoundland in 1886. Québec imported stock from New York. The spread westward was much slower in Canada than in the U.S., Ontario in 1921, Alberta and Saskatchewan in 1924, British Columbia in 1933 and then Manitoba, but not until 1941. Brown trout are found in every province. They finally arrived in Prince Edward Island around the late 1980s and were most likely an anadromous strain which strayed over from the rivers of Tatamagouche Bay across the Northumberland Strait. They have, however, found a major niche in only four provinces – Newfoundland, Québec, Ontario and Alberta. In some cases, they simply took over from less aggressive native eastern brook trout, but in most, they moved into streams so degraded by human activity that brook trout could no longer tolerate them. There, brown trout thrived and multiplied ».                              

     Dans son livre « Fresh Water Fishes of Eastern Canada », dans la deuxième édition publiée en 1967, W.B. Scott déclare « This species occurs in North America as a result of extensive introductions, which commenced in the United States in 1883. It was introduced into Canadian waters in Newfoundland in 1884, then into Quebec in 1890, Ontario in 1913, New Brunswick in 1921, and, still later, into Nova Scotia waters. Brown trout plantings in southern Ontario have been more successful than those in the more rapidly flowing waters of the north. Some of the Ontario rivers in which brown trout occurs are: Humber, Credit, Nottawasaga, Grand, Speed, Sydenham, Saugeen, and Muskoka. In southeastern Newfoundland in the Avalon Peninsula, the brown trout is well established and the sea-run populations are expanding. »

     Dans l’émission de télé « Elles pêchent », Ronald Raymond de Saint-Jérome a déclaré que la truite brune a été introduite dans les Laurentides spécialement au lac Brulé en 1898. Le lac Brulé est la source de la rivière du Nord et principal émissaire. Une autre source mentionne que la truite brune aurait été ensemencée en 1890 dans le lac Brulé.

     D’un texte de Paul Smith publié. Sur le site web « Fly Anglers on Line » du 21 août 2000 dont le titre est « Sea-Run Brown Trout Fishing in Newfoundland », nous apprenons que la truite brune s’y retrouve depuis fort longtemps. Son récit débute suite à sa lecture d’une découpure de journal affiché au mur du Musée Cable Station du village de Heart’s Content de la Baie Trinity situé dans la Baie Conception, Terre-neuve et Labrador.

     Voici ce qu’il avait à dire: « Newfoundland was the first part of Canada to be stocked with brown trout. According to a newspaper clipping posted on the wall of the Heart’s Content Cable Station Museum, ships involved in laying the first Trans Atlantic Cable carried trout in live wells for food on the voyage, and uneaten fish from these were dumped near Heart’s Content in Trinity Bay about 1866. But, in addition, there was also an organized and systematic stocking of brown trout.

     In 1864, the St. John’s Game Protection Society was formed. The founding members consisted of the socially and politically elite of St. John’s, including the Prime Minister of the day, Sir Robert Bond. In 1887, this fledging society formed the first privatized fishery in Newfoundland. For 25 cents per year they leased Long Pond, which is now within city limits of St, John’s, and built a fish hatchery on its outflow. In 1888, The St. John’s Game Fish Protection Society arranged, and privately paid for, the shipment of 118,000 Loch Leven brown trout eggs from Scotland to the Long Pond hatchery. As part of the lease arrangement, 10,000 fry from the hatchery were given over to the Newfoundland government each year for distribution throughout the island.

     Not all the trout brought over were Loch Levens. In the 1890’s, Robert Brehn, who was born in Germany, became a member of the society and initiated the introduction of German brown trout. English browns brought over as well. In fact, there are two ponds (Clements and Lees) just north-east of St. John’s, that hold pure strains of English Browns from this era ».

     Dans la revue « American Angler » March/April 2015 aux pages 42 et 43, dans un texte illustré de Philip Monahan intitulé « Closer Look – Brown Trout », on retrouve un dessin en couleurs d’une brune et ses particularités anatomiques, un paragraphe traitant de « Flies and Tactics », un autre d’anecdotes « Records Fall Fast », un troisième « Unlikely Hybrids » et finalement, le plus important « Range and Species History ». A propos de cette dernière rubrique de l’article, on peut remarquer des détails semblants dans le texte de Chris Marshall « Brown Trout » dans le livre « Fly Fishing Canada » édité par Robert H. Jones. L’ensemble des similitudes dans les différents écrits démontrent une certaine précision dans la recherche des faits relatés par ces auteurs.

     Dans un document de Parcs Canada, il est mentionné qu’au Parc national Banff « L’ensemencement dans le parc – une page d’histoire ». Voici ce texte : « Par une chaude journée en 1925, le camion d’une écloserie (pisciculture) qui transportait 45 000 alevins d’un an tomba en panne sur la Transcanadienne, tout juste à l’est de Banff. Le conducteur, qui craignait que sa marchandise ne périsse dans son camion, fit ce qui lui sembla la meilleure chose à faire ce moment-là – il relâcha les jeunes truites de mer (il est possible d’en conclure que ces truites dites de mer, étaient de véritables truites brunes) dans un cours d’eau non loin de là. Les truites de mer finirent par suivre le courant jusqu’à la rivière Bow, là où vit depuis leur descendance.                                                                                                                                                     

     Même s’il s’agit probablement de l’intervention la moins planifiée qui soit, ce n’était toutefois pas la première fois que les eaux du parc national Banff étaient ensemencées. Dès le tournant du siècle, des employés du Canadien Pacifique avaient déjà déversé des ombles de fontaine et des truites arc-en-ciel dans la rivière Bow. Attirés par la rumeur selon laquelle les eaux de Banff regorgeaient de poissons, les touristes arrivaient par trains bondés. Il fallu procéder à l’ensemencement des cours d’eau pour apaiser les appétits voraces des premiers pêcheurs de Banff, hommes et femmes. En 1906, l’une de ces femmes se vanta de pouvoir entasser dans son panier de pêche treize truites allant d’une demi-livrer à deux livres en l’espace de d’une heure.                                                                                             

     Nombre des espèces exotiques qui avaient été introduites ne survécurent pas. Parallèlement, d’autres espèces introduites s’en sortirent merveilleusement bien dans leur nouveau milieu, trop bien même; les espèces de poissons indigènes, (tel que la truite fardée du versant ouest, l’omble à tête plate ou Bull trout, l’omble de fontaine et le touladi) sous l’effet de la concurrence qui leur était faite pour la nourriture et les aires de frai, s’épuisèrent. Avant le XXe siècle, il n’y avait pas de poisson dans la plupart des lacs des parcs nationaux des montagnes. Dans une étude réalisée dans les parcs nationaux Jasper, Banff, Yoho, des Lacs-Waterton, du Mont-Revelstoke et des Glaciers, on a constaté que plus de 95% des 1 464 lacs de ces parcs ne contenaient pas de poissons avant leur ensemencement au XXe siècle ».

     Robert Gélinas, ancien propriétaire de renom de la  pisciculture d’Arthabaska, m’a expliqué la façon dont les œufs embryonnés ont fort probablement été transportés à partir de Loch Laven en Écosse pour les rendre aux piscicultures américaines et canadiennes. Voici sont commentaire;  « Les œufs embryonnés de truites brunes d’Europe et d’Écosse, ont été transportés dans des bacs entre des couches de chiffons trempés et superposées entre lesquelles étaient placés les œufs. La température et l’humidité était contrôlé par l’ajout de glace et de neige entreposée dans la calle des navires tout au long de la traversée de l’océan Atlantique ».

     Pour les truites Steelhead de la rivière McLoud de Californie, le même procédé à fort probablement été utilisé. Dans les années 1860, le transport a du se faire avec des diligences tirées par des chevaux. Lors de la traversée des montagnes rocheuses (Sierre Nevada) la glace et la neige était disponible en très grande quantité, plusieurs diligences devaient en être remplies. Plusieurs cours d’eau servaient sans doute au contrôle de l’état des œufs.

Saumon Atlantique dans le lac Ontario

saumon du lac Ontario
    Dans une étude publiée chez Scientific Reports en novembre 2016, démontre que le saumon atlantique vivait en nombre important et se reproduisait dans les rivières de la province d’Ontario et de l’état de New-York. Cette étude tend à démontrer que Salmo Salar avait le chemin libre jusqu’à l’Océan Atlantique. Le lac Ontario étant très productif, le saumon complétait son cycle de vie en eau douce. Voici un résumé de l’étude; « For hundreds of years, indigenous communities on the shores of Lake Ontario fished for Atlantic salmon, a staple in what became one of the world’s largest freshwater fisheries. But thanks to human activity, that population disappeared by the1900s. Since then, scientists debated whether the historic salmon population migrated to the Atlantic Ocean, or stayed in the freshwater lake for their entire life cycles.

     A study released Tuesday November 8, 2016, has addressed that debate and found that Lake Ontario salmon completed their entire life cycles in freshwater without ever making the taxing journey to the Atlantic Ocean. Its information that Eric Guiry, a PhD candidate at the University of British Columbia and leader of the study, hopes will help in future attempts to reintroduce a sustainable Atlantic salmon population to Lake Ontario. Knowing whether or not the original population migrated could help conservation biologists figure out what stocks of salmon to use when they go our trying to bring a viable population back to Lake Ontario.

     The authors of the study were able to determine the migration patterns of the historic salmon using stable isotope analysis, based on the premise of –you are what you eat. Different foods have distinctive isotopic signatures. Measuring those signatures, the authors could determine what the salmon ate, and where that food was from. The authors expected salmon that had migrated to the Atlantic Ocean to have a diatery signature that reflected marine foods. Those fish that had lived only in Lake Ontario would have a diet that reflected freshwater foods.

     The authors studied salmon bones from different archeological sites around the western side of Lake Ontario, as well as skin samples from stuffed salmon and mounted for display. One of the fish was stuffed in 1883, another hangs at the Royal Ontario Museum. The analysis supported the idea that although there were no physical barriers preventing salmon migrating to the Atlantic Ocean, Lake Ontario was productive enough that salmon populations adapted and were able to complete their entire life cycles in freshwater ».  

     Ce rapport traduit en français a été retrouvé sur le site de Québec-Pêche dans la rubrique « Le coin des saumonniers »  daté du 2016-11-17. Cette traduction est très détaillée et permet de bien comprendre ce qui est presqu’assurément arrivé.       

     Dans le numéro Hiver 1991 de la revue « Atlantic Salmon Journal », aux pages 18 et 19, il y a un article de Gerry Wolfram de Saint Catherines, Ontario qui donne un résumé de l’état du saumon atlantique du lac Ontario à l’arrivée des premiers habitants autour du lac.                                                                                                                         
     « When the first white settlers arrived, Lake Ontario supported the largest known freshwater population of Atlantic salmon in the world. But land clearing practices that caused heavy river siltation, poachers, pollution from tanneries and sawmills, and the building of dams all combined to destroy the fishery fairly quickly. By the late 1850s, Lake Ontario salmon were virtually extinct ». By 1898, the last know survivor of a once-great freshwater fishery was netted near Toronto ». « While the Lake Ontario fishery lasted, however, the size of the spawning runs (involving 40 tributaries) the sheer numbers of giant silvery fish that literally filled the streams was beyond modern comprehension ». « Many streams are so thronged by salmon – it is unsafe at particular seasons to ride a spirited horse into the water ».

     In the Gazette of York (Toronto) on May 16, 1798, reveals another aspect of the salmon run; -To be sold by public auction on Monday, the 2nd of July, next, at the John McDougall’s hotel in the town of York, a valuable farm situated on Yonge Street, about twelve miles from York on which is a log house and seven or eight acres well improved. It affords an excellent salmon fishery, large enough to support several families ». Trois autres paragraphes surlignés de cet article sont à ajouter aux anecdotes.

     Dans son livre « The Fisheries and Fishes of the United States », le United States Commissioner of Fish and Fisheries, Browne G. Goode, en 1884 à la page 472, mentionne ceci; « Concerning the Atlantic Salmon Fishery in Lake Ontario and tributary waters, Goode quotes from an account by Mr. J.A. Mathewson who stated that in 1836, 240 salmon were taken at Pulaski New York, the average weight being 14 ¼ pounds. He stated that in the various rivers there were variations in the appearance of the salmon. In Grindstone Creek they were short and chubby, in Deer Creek they were long and slim but those from Salmon Creek were short and heavy. The largest he knew of weighed 44 ¾ pounds ».                                                                              

     « By 1851, salmon were still being taken in most of the enumerated rivers and streams (25 are Canadian) in which the Atlantic salmon was once native and which flowed into Lake Ontario ». « John McCuaig, who later became superintendent of fisheries for Upper Canada, said of this period, “I have seen salmon from 1812 to 1815, swarming the rivers so thickly, that they were thrown out with the shovel and even with the hand” ».

     À la page 160 de la publication de Pêches et Océans Canada, « Le saumon de l’Atlantique dans l’histoire de l’Amérique du Nord », Dunfeld, R.W. 1986, « John McCuaig, surintendant des pêcheries pour le Haut-Canada, signale que 300,00 saumons sont pris commercialement en 1856 ; a Port Credit; ce chiffre semble suspect, car la même année, le Rev. William Agar Adamson précise dans son livre « The Decrease, Restoration and preservation of Salmon of Canada » : « J’ai moi-même capturé pendant plusieurs années le vrai Salmo Salar dans le lac Ontario, près de Kingston, et beaucoup de personnes à Toronto savent que ce poisson est capturé chaque année aux embouchures des rivières Credit et Humber, ainsi qu’à Bond Head, pendant les mois de mai et de juin, alors qu’il est généralement pêché plus tard en-dessous de Québec ».

     Dans le numéro d’hiver 2013 de la revue « Atlantic Salmon Journal », aux pages 55 à 58, apparaît un article de Ian Martin de Elora, Ontario. Ce texte est intitulé « Lost and Found » et traite des parures de mouches du 19e siècle pour la pêche du saumon atlantique, oubliées et retrouvées. Au début des années `93, alors qu’il fouillait chez un antiquaire de vieux livres, Ian Martin trouva et acheta une copie de « Fish Hatching and Fish Catching »  écrit par Seth Green et son ami Robert Barnwell Roosevelt en 1879.                                                                                                                                          

     Voici un extrait très intéressant de l’article: « Included in the book is a section with advice and tackle, technique and flies for Atlantic salmon fishing in Canada and the British Provinces, now of course Quebec and the Maritime Provinces. Green and Roosevelt write knowledgably of regional preferences for fly patterns on the Nepisiguit and Miramichi, and list dressings for 18 Canadian salmon fly patterns, some of them copied from the 1860 book «Salmon Fishing in Canada-By a Resident» by the Canadian Senate, librarian and clergyman William Agar Adamson. Though Green and Roosevelt appear to have fished New Brunswick rivers, Adamson writes of fishing the Jacques Cartier River at Quebec, as well as the Goodbout (Godbout), Etchemin (Des Escoumins) ?, Moisie, Metis (Mitis) , Matane, and others in the Gulf of St. Lawrence.  A favourite dressing of Adamson’s for the Godbout, probably named for his friend Captain James McGill Strachan, who in 1847 took 47 salmon from this river in 2 days ».                                                                             
     « In the 155 intervening odd years (since the publication (1860) of Green’s and Roosevelt’s book, these early Canadian Atlantic Salmon fly patterns have passed out of use, their dressings all but unknown, and their appearance unfamiliar to Atlantic Salmon anglers. It’s possible, however, that elements of these two patterns (Captain and Strachan)  may have given rise to modern day patterns such as the Ross Special, a well known Margaree River pattern, with some resemblance to Green and Roosevelt’s  Captain and Strachan ». « Now, these lovely, long lost flies have been brought back to life by award winning Quebec tier  Michel Leblanc, using the original instructions from a dusty tome discovered in a small bookstore sometime in ‘93 ».                                                                                                                                                          

     Les deux parures citées dans le texte d’Ian Martin, Strachan et Captain, montre des ressemblances marquées avec la Ross Special de Nip Ross du Cap Breton et ami de Joe Aucoin. Michel Leblanc a fait le montage des 18 mouches dites Oubliées et retrouvées, elles ont été photographiées par Alain Charrette, la traduction de chacune des parures a été faite par Denys Poirier, Ian Martin a écrit les textes décrivant Seth Green et William Agar Adamson, Christina Simmons a fait le montage infographique et l’imprimerie Duval de Waterloo, l’impression de 50 affiches signée par Michel Leblanc et numérotées de 1 à 50. Quelques exemplaires de l’affiche sont disponibles au Musée de pêche à la mouche du Canada Inc. Depuis mars 2017, la photo individuelle de chacune de 18 mouches, ainsi que leur parures originales en anglais et traduites en français, apparaissent sur ; fabri-mouches.ca, magnifique web d’Alain Lemieux. Mouches Canadiennes Historiques

     De la publication de Pêches et Océans, « Le saumon de l’Atlantique dans l’histoire de l’Amérique du Nord », à la page 5, il est mentionné, « Ce sont, dans une grande mesure, ces militaires qui perpétuent et font connaître cet art (pêche à la mouche) dans tout l’empire. Dorénavant, la passion de la pêche est presqu’un critère de sélection des officiers de l’armée britannique et, dans les colonies d’Amérique du Nord notamment, il faut avoir un goût très vif de la pêche à la ligne du saumon pour briser la monotonie de la vie en garnison dans ces milieux sauvages ».

     Aux pages 10 et 11 de la même publication, il est mentionné, « Les chutes Niagara constituent la limite occidentale de l’aire de répartition du saumon (Atlantique) du saumon en Amérique du Nord. L’espèce foisonne dans la plupart des affluents du fleuve jusqu’au lac Ontario ». « Il y a aussi des cours d’eau du côté sud du fleuve Saint-Laurent notamment à Massena et à Malone. Les anciens documents signalent la présence d’importants stocks de saumons dans le Richelieu et le lac Champlain ». « De nombreux cours d’eau canadiens se déversent dans le lac Ontario et, de Kingston à Hamilton, le saumon fréquente la majorité d’entres eux; en particulier, les rivières Credit, Humber, Don en Trent en possèdent des populations considérables ». Entre l’embouchure de la rivière des Outaouais et la ville de Québec. Le saumon vit à cette époque dans les rivières St-François, St-Maurice, Ste-Anne, Jacques Cartier et St-Charles ».

     À la page 12 du dit document, il est mentionné, « En 1767, au cours de ses périples dans les terres intérieures de l’Amérique du Nord, Jonathan Carver est saisi par la pureté et la beauté du fleuve Saint-Laurent : « L’eau…. est aussi pure et transparente que l’air et mon canot semble flotter dans cet élément. Il nous est impossible d’observer les roches au fond de l’eau limpide, qu’au bout de plusieurs minutes, la tête nous tourne et que nous soyons éblouis par le miroitement de l’eau ».  À la page 13, « On raconte qu’à une époque, il y a tellement de saumons dans la rivière Kennebecasis, un affluent de la rivière Saint-Jean, au Nouveau Brunswick, qu’il est possible de traverser le cours d’eau sur leur dos sans se mouiller ».

     Dans le livre « Fishes of Ontario », de H.H. MacKay, Fish and Wildlife Branch, Department of Lands and Forest, à la page 14, l’auteur écrit « During the marine invasion in postglacial times, the waters of the St. Lawrence Valley, Lake Ontario and Lake Champlain were salt. At this time, many forms that exist now as freshwater forms entered from the ocean. It is probable that the ancestors of Lake Ontario salmon entered Lake Ontario during the marine invasion and that their descendants continued to live in the lake without recourse the sea. The St. Lawrence River was at first very short but, as the land continued to rise following the recession of the ice, the river lengthened. During this time, it is probable that anadromous fishes adjusted their movements in a changing environment ».                                                                                                                                                          
     À la page 54 du même livre l’auteur relate ceci, « In early pioneer days, Atlantic Salmon were plentiful in the St. Lawrence River region and Lake Ontario and, probably, in the Ottawa River.  It has been suggested that Atlantic Salmo may have begun to use the streams of the Ontario region at the time of the marine invasion. It is estimated that the beginning of the marine stage was some 11,000 years ago and the close of the marine stage, 10,000 years ago. Lake Ontario probably began over 10,000 years ago, and at that time the marine waters were gradually retreating towards Québec. It seems probable that the marine invasion was responsible for the entry of the species into Ontario waters. Scientists examined scales from an Atlantic salmon in the Royal Ontario Museum of Zoology and concluded that the salmon had never gone to sea. This supports the view that descendants of the migrants from the sea remained in Lake Ontario and did not descend to the sea ».

     En 1885, le gouvernement du Canada créait le premier d’une série de plus de quarante Parcs nationaux du Canada.  En fait, le Parc de Banff a été le tout premier. Ces parcs ont d’abord été créés pour mettre en valeur des sites spectaculaires dont la splendeur suscitait le respect et l’émerveillement pour la beauté inégalée du Canada. Avec le temps plusieurs de ces parcs ont offert aux visiteurs un réseau de lacs et de rivières pour la pêche récréative. La pêche à la mouche a pris de l’ampleur au cours des années surtout lorsqu’un nouveau territoire de pêche devenait parc comme  ce fut le cas du Parc de la Mauricie en 1970.

L’épopée de la forêt, Sylvain Gingras
     Aujourd’hui il est permis de pratiquer la pêche récréative à la mouche dans 27 des 42 parcs nationaux. Certaines restrictions et particularités s’appliquent à chacun des parcs pour assurer la protection de la ressource. Avec la collaboration et les contacts de Michel Boivin, (mymboivin@gmail.com), haut dirigeant du service des parcs nationaux, plusieurs anecdotes d’intérêts historiques pourront être regroupés dans cette saisie d’histoire.

     Dans son livre « L’épopée de la forêt », Sylvain Gingras décrit la carrière de divers personnages tel que; Le légendaire Richard Adams, pages 240 à 251, Jean-Paul Dubé, pages 254 et 255, La côte-nord et son roi, Napoléon-Alexandre Comeau, pages 266 à 270. Il traite aussi d’importantes rivières du Québec telles que la Jacques-Cartier, pages 201 a 210, la Restigouche, pages 217 a 221, rivière partagée avec le Nouveau-Brunswick, la Grande-Cascapédia, pages 228 a 237 et la Moisie, pages 271 a 284.

     On trouve de précieux renseignements a propos de clubs de pêche au saumon atlantique tels que le club Restigouche, pages 222 à 227, le Matamajaw Salmon Club, pages 238 et 239, le Ste. Marguerite Salmon Club, pages 285 à 292 et d’autres clubs de pêche de truites tels que le club Appalaches, pages 264 et 265, le prestigieux club Triton, pages 305 a 325, le club Tourilli, pages 339 a 344, le lac Édouard, pages 345 a 349, le club Stadacona, pages 350 354, le club Saint-Vincent, pages 374 et 375,  le club Laurentian, pages 378 et 379, le club Oriskany, pages 390 394, les clubs St-Bernard et Mastigouche, pages 395 a 407, le Seigniory Club, pages 461 a 471, Anticosti, pages 517 530.

Art Lingren : l’histoire de la pêche à la mouche en Colombie Britannique

Arthur (Art) Lingren livre Thompson River Journal
      Arthur (Art) Lingren est un des auteurs et recherchistes de l’histoire de la pêche à la mouche en Colombie Britanique les plus réputés. En novembre 1993, dans le livre « Thompson River Journal » écrit par Art Lingren, à la page 4, Van Egan de Campbell River BC décrit en introduction du livre, le personnage de monsieur Lingren comme étant l’historien le plus dédié au patrimoine écrit de la pêche à la mouche en Colombie Britanique.

      Le fleuve Fraser est long de 1370 km. Il prend sa source sur le versant ouest des rocheuses au sud-ouest du parc provincial du Mont Robson. Ses principaux affluents sont les  rivières Nechaco, West Road, Chilcotin, Quesnel et Thompson. Le Fraser se déverse dans de détroit Georgia. Le Fraser a été nommé par David Thompson en l’honneur de Simon Fraser, le premier européen à en suivre le cours jusqu’à son embouchure en 1808.
                                                                                                                                  
     Tous les saumons du Pacifique, y trouvent des frayères appropriées de même que le steelhead, les ombles; Dolly Varden et Bull en plus des truites; arc en ciel résidentes et des Cutthroat.

     Longue de 580 km, la Skeena prend sa source dans le nord de la Colombie-Britannique. Elle coule en direction sud-ouest près de Prince Albert. La Skeena est la deuxième rivière en importance après le fleuve Fraser parmi ceux situées entièrement à l’intérieur de la Colombie-Britannique. Ses principaux affluents sont les rivières Buckley et Babine.   Cette rivière a toujours joué un rôle important dans la vie des autochtones. L’influence des blancs est récente puisque les premiers colons sont arrivés de l’est lorsque La compagnie de la Baie d’Hudson établis des postes sur les lacs Babine en 1822 et Bear en 1826.

     Le cours supérieur des nombreux affluents de ces grandes rivières servent de frayères Aux saumons du Pacifique; Chinook, Pink, Coho, Chum et  Sockeye en plus des truites; arc en ciel résidentes, des Steelhead et des Cutthroat en plus des ombles Bull, Dolly Varden et Touladi. Il y a aussi des sites où l’on retrouve des ombres et des corégones. Ces poissons se retrouvent dans environ 1300 à 1500 rivières et cours d’eau de la Colombie-Britannique.

      Longue de 489 km, la rivière Thompson prend sa source dans le district de Cariboo, dans le rocheuses, puis s’écoule vers le sud ou elle prend le nom de Thompson nord. À Kamloops, la rivière Thompson sud, issue du lac Shuswap, la rejoint. Les deux se réunissent et déversent leurs eaux bleu-vert dans le fleuve Fraser à Lyton. 

     Now, here is something interesting! On pages 14 to 17 of Art Lingren’s book « Thompson River Journal », in certain paragraphs, he writes «In the early days of the crown colony and after 1871 when British Columbia became a province of Canada, few were interested in sport fishing and mention of fishing the Thompson in those early days is scarce. One of the first references of fishing the Thompson occurred in 1876 when Lord Dufferin, Governor General of Canada, and his wife toured parts of the province».                                                                                                                    
     « In July 1886, the rail link to the rest of Canada was complete and the Canadian Pacific Railway’s first transcontinental train arrived in Port Moody, an eastern suburb of Vancouver. The building of the railway through the Thompson River valley brought the astute observer, writer and angler Dr. T.W. Lambert from England to the banks of the Thompson River. He spent twelve years in the interior of the province and fished many of its innumerable lakes and streams. Lambert’s book published in 1907, «Fishing in British Columbia» is a jewel of information and is the first book devoted almost entirely to the province’s sport fishing opportunities. Lambert wrote his book to give some idea of the habits and peculiarities of the rainbow and the sport which it affords in its native haunts. The book contains a wealth of information on trout fishing in the Thompson River and Kamloops areas, on the silver trout and steelheads of the Thompson, on steelhead in the Fraser and other Lower Mainland and Vancouver Island streams and on fishing at Campbell River and elsewhere ». 
                                                                                                                           
     « From the 1890s to the late 1940s, it was believed that steelhead were not strong enough to swim the fast-flowing, turbulent water of the Fraser Canyon. After the idea steelhead weren’t strong enough to swim the Fraser was put down in writing, the myth that they couldn’t pass Hell’s Gate lasted for about fifty years. When Lambert’s book was written, however, steelhead were being caught off the mouth of the Nicola River. The time of the year is October and the fish described in Lamberts passage are undoubtedly steelhead ».                                                                                               

      « Dr. Lambert’s book is 136 pages long and jam-packed with information on the Thompson River. It is worth reading for those who are interested in the early history of freshwater sport fishing in the province ».

La pêche à la mouche au Québec de Marie-Hélène Bizier et de Jacques Cerf
     Dans le livre « La pêche à la mouche au Québec » de Marie-Hélène Bizier et de Jacques Cerf, la page 6, « selon Paul Leblanc, jusqu’à l’âge de 14 ans, les garçons accompagnent leur père à la pêche. En suite, jugeant cette activité dépassée, ils disparaissent pour ne revenir, avec femme et enfants, qu’au début de la trentaine ». Cette observation est partagée par la majorité des connaisseurs et cela probablement depuis les années d’après guerre. Depuis, le nombre de femmes qui pratiquent la pêche à la mouche est en croissance.

     À la page 10 du même livre, l’auteur mentionne, « Au milieu de XVII siècle, en Angleterre, Isaac Walton produit le manuel du parfait pêcheur dans lequel son ami, le poète et essayiste Charles Cotton, introduit une dose de poésie. Le livre contient des conseils sur le montage d’une soixantaine de mouches. La pêche est élevée au niveau du grand art par les sportsmen lettrés dont in n’existe encore qu’un petit nombre. La contamination s’opère via les généraux, officiers et militaires qui vont parcourir le monde à mesure que l’Empire britannique s’étend. Une cinquantaine d’années après la Conquête, on voit poindre au Québec (et au même moment sur le territoire des Maritimes et du Haut-Canada) cette génération d’officiers qui profite de ses loisirs pour pêcher ».

     « En 1816, Frederick Hildebrand Tolfrey est sur le Richelieu quand son moulinet s’emballe à la vitesse d’une bobine des filatures de Manchester. Le monstre qui a mordu à la ligne est un brochet de 20 kg. Le poisson que j’avais capturé fut placé dans ce char volant (une charrette attelée à un cheval) et nous pressâmes le conducteur d’arriver au plus tôt aux cuisines du 19 edragons de Chambly. Hélas, erreur de calcul! Le poisson arriva trop tard pour le dîner de ce jour-là. Qu’importe, il fut servi le lendemain, très bien apprêté : farci de veau, rôti à la broche et servi dans une sauce savamment épicée ». La notion de loisir n’a pas imprégné les mœurs canadiennes, mais on y vient.

     « Avant 1850, la pêche fait l’objet de rares règlements; la présence de quelques gardes-pêche mal rétribués et censés sévir dans leur propre milieu laisse aux braconniers plus de latitude qu’il n’en faut. L’industrie forestière, qui s’installe sans précaution sur la Côte-Nord et en Gaspésie, construit des barrages et empêche la montaison des saumons. L’un des premiers gestes du gouvernement consiste alors à exiger des compagnies qu’elles construisent des passes migratoires. Le cri d’alarme est lancé en 1857, dans le cadre d’une enquête sur les pêcheries qui indique que les ressources québécoises, le saumon en particulier, sont en péril. Quelques mesures secondaires sont prisent, puis, grâce à la Loi des pêches, Québec peut octroyer de premiers baux sur des terres de la Couronne. S’il peut sembler curieux de confier à une industrie prédatrice la tâche de veiller sur ce qu’elle a contribué à mettre en péril, c’est en raison des finances inexistantes du Québec qu’on en trouve l’explication. Ce que le gouvernement ne peut pas faire, les détenteurs de ces droits de pêche le font. Il créeront des clubs privés, mais ils devront protéger les espèces, veiller à leur reproduction, restreindre l’accès des cours d’eau aux braconniers. Pour y parvenir, ils embaucheront du personnel, ils traceront des routes et des sentiers et ils construiront des Club House, des chalets et d’autres bâtiments ».

     « La Confédération, qui fait passer la juridiction des pêches sous lois fédérales, en confie l’administration aux gouvernements provinciaux. L’élan que la réunion des provinces veut donner au Canada, passe par le chemin de fer. Des milliers d’ouvriers sont transportés dans des régions giboyeuses sans qu’ils puissent en profiter. Après l’Intercolonial, qui relie la Gaspésie au Nouveau-Brunswick, le Transcontinental permet aux ouvriers de découvrir les rivières de l’Outaouais, celles de l’Abitibi et même, pour ceux qui s’y fixent, celles qui se jettent au nord de la ligne de partage des eaux, dans la Baie James. Même phénomène en Mauricie où, cette fois, c’est un ingénieur ferroviaire ébloui et capable de naviguer dans les officines gouvernementales  qui obtient que pas moins de 200 lacs disséminés sur 500 miles carrés lui soient exclusivement confiés. Les lieux seront connus sous le nom de Triton Fish and Game Club ».

     « En 1970, on compte un peu plus de 2000 clubs privés au Québec, ce qui signifie que près de 90% du territoire de chasse et de pêche est exclu de la villégiature et des loisirs populaires. On assiste à la création du Mouvement pour l’abolition des clubs privés. Les pêcheurs et les chasseurs sont les premiers à réclamer leur part d’une nature dont ils sont exclus. La population appuie sans réserve  cette requête. Avant la fin de la décennie, l’opération déclubage était réalisée; les clubs privés étant devenus Zones d’exploitation contrôlées (ZEC), laissaient voir au public des trésors dont quelques-uns seulement sont décrits dans ce livre ».

     À la page 67 du même livre, l’auteur ajoute une note, « Le saumon a connu une période difficile sur la Petite Cascapédia au début des années 1800. En effet, le flottage du bois pratiqué sur les rivières détruisait les frayères. Cette situation n’avait manifestement pas éliminé tous les charmes de la rivière, puisqu’une dizaine d’hommes d’affaire décidèrent, en 1883, de créer The Little Cascapedia Salmon Club. Les camps aménagés avec des tentes, à l’origine, ont cédé la place des le début du XIXe siècle à trois chalets. Le premier construit, le camp Brûlé, est le seul à avoir survécu. Le club à son apogée employait 45 personnes. Le camp qui est maintenant devenu une pourvoirie privée a vu plusieurs générations de McWhirter se succéder depuis que Ron, le patriarche, fut engagé comme guide adjoint en 1893. La pourvoirie s’étend sur 6 km de rivière. Comme celle-ci est située tout prêt de l’embouchure de la rivière donnant sur la Baie des Chaleurs, les saumons qui séjournent dans ses fosses avant de poursuivre leur montaison vers l’amont ont encore toute leur fougue. Grâce à une gestion avisée, en particulier la remise à l’eau des saumons adultes, le nombre de saumons qui remontent la Petite Cascapédia est en augmentation depuis les années 1980.

     À la page 68 du même livre, l’auteur mentionne, « Comme plusieurs autres rivières gaspésiennes, la Cascapédia est exploitée depuis les années 1870 par quelques privilégiés. En 1874, Chester A. Arthur, qui sera le vingt-et-unième président des États-Unis de 1881 à 1885, capture un saumon de près de 24 kg, un record à l’époque en Amérique du Nord. Pêcheur Émérite, il en sortira, en moins d’une semaine, une centaine d’un poids moyen de 11 kg. À partir de 1883, et ce pendant une dizaine d’années, la Cascapédia devient le « terrain de pêche » des vice-rois du Canada, les gouverneurs généraux. Des Américains membres de l’exclusif  Restigouche Salmon Club au confluent de la Matapédia profitent de la nomination de Lord Aberdeen en 1893 et du peu d’intérêt qu’il manifeste pour la pêche pour décrocher un bail de dix ans ».

Depuis 1982, la Cascapédia s’est démocratisée en réserve faunique.

Musée de la Rivière Cascapedia
     Le 4 juillet, 2000, le Musée de la rivière Cascapédia ouvrait ses portes. Sa mise en place a été le résultat du travail conjoint de Mary Robertson, la conservatrice et de Marc Gauthier directeur général de la Société Cascapédia. Article de Mary Robertson

     À la Page 137 du même livre apparait une page annonce des cigarettes Sportsman dont tous les paquets présentaient à l’endos un dessin couleurs et le nom d’une mouche utilisée au Canada. Les encadrements contenant les mouches originales de la collection de ces mouches ayant servi à les illustrer sur les paquets de cigarettes sont en collection permanente au Musée de pêche à la mouche du Canada Inc. à Waterloo. QC.

     À la page 147 du même livre, l’auteur mentionne, « Situé en Haute-Mauricie au nord-est de La Tuque, la seigneurie du Triton est, entre autres, accessible par train. C'est d’ailleurs le fondateur du club Triton, Alexander Luders Light qui est responsable de la construction de la ligne de chemin de fer dans cette région vers la fin du XIXe siècle. Fervent amateur de pêche, il avait vite repéré le potentiel qu’offrait, pour cette activité, le territoire traversé par la voie ferrée.

      En 1886, le gouvernement du Québec lui loue pour la somme faramineuse de 150$ par an, un territoire de 1300 k carrés à l’est de la rivière Batiscan comprenant environ 150 lacs. Des 1887, une expédition de quelques passionnés prend deux jours pour atteindre le grand lac Batiscan Long d’une quinzaine de kilomètres. On assemble les cannes à mouche et très rapidement commence la lutte des ombles de fontaine tous plus gros que les autres. Une fois cette partie de pêche terminée, nos explorateurs avaient sorti des ombles de 2  à 4 kg ; les 15 plus gros pesaient au total 38 kg, soit une moyenne de 2,5 kg par poisson. Encouragé par ses amis qui apprécient le caractère exceptionnel de ce territoire, Alexander Light décide d’en faire un club de chasse et pêche. Le Triton Fish and Game Club voit le jour en 1893.

     Après le décès d’Alexander Light en 1897, le club avait même mis en place un règlement qui en réservait l’accès aux américains exclusivement. Dans les années 1960, une loi du gouvernement Lesage a heureusement mis fin à cette pratique discriminatoire». De nos jours, l’accès à la seigneurie Triton est évidemment encore plus démocratique.

     À la page 155 du même volume, l’auteur ajoute une note, « Richard Adams, guide légendaire sur la Matapédia est né le 13 octobre 1910. Considéré comme l’un des meilleurs guides au monde pour le saumon, il a commencé sa carrière à douze ans avec son père, qui  avait lui-même appris le métier de son propre père. Le 3 mars 2006, selon l’expression qu’il utilisait lui-même, il « est allé au ciel comme tous les pêcheurs de saumon et les jolies filles ». « À 94 ans, il guidait encore et racontait toujours des histoires de pêche et des anecdotes sur la rivière qui était toute sa vie. Il a guidé aussi bien des célébrités comme le président Jimmy Carter, que les simples mortels dans les nombreuses fosses de la rivière, y compris la fosse Adams qui porte son nom. La fondation qui porte son nom permet de recueillir des fonds pour faciliter la recherche sur le saumon et contribuer à sa protection ».

     Dans la revue « Wild steelhead and Salmon » d’été 1998 à la page 66, apparait un texte de Scott E. Smith intitulé « A Coaster Chronicle ». Voici des anecdotes intéressant:  « As early as 1800 – far before the conceptual beginnings of catch-and-release angling – sports from Belgium, England and other parts of Europe pounded the shores of Lake Superior in search of what we now refer to as coaster brook trout – lake-run fish that are the largest and hardiest of the species. Tremendous catches of huge brook trout were recorded from such places as Isle Royale, St. Ignace Island and Nipigon Bay throughout the 1800s. Indeed, by the time the Royal family caught wind of the excellent brook trout fishing to be had on the Nipigon, the heyday for big brookies was already turning a forlorn page. Pursued vehemently on account of their spectacular coloration, rich, pink flesh, and zeal for bait and fly, the red trout dwindled quickly over a very short time. Writings from the last century refer to size of catches in terms of barrels of trout and indicate that the only downside of the fishing along Superior’s remote northern shore was that it was too easy to catch the abundant brook trout. By the early 1900s the Nipigon area had become the last enclave for these giant trout, providing both residencies and spawning grounds in the fertile waters of the Nipigon River. It is here that the angling efforts were focused during the pre- and post- Great War eras. The river wild and unforgiving was both omnipotent and compelling to those who would entrust their lives to river guides in pursuit of her giant trout ».

     Dans la même revue « Wild Steelhead and Salmon » d’été 1998 à la page 61 se trouve un texte de Scott E. Smith intitulé « Of Giant Brook Trout and a Prince among Men ». Voici une partie de ce récit: « The year was 1918; the place was northern Ontario’s Nipigon River. England’s Prince Arthur of Connaught, accompanied by his entourage of British dignitaries, ended his journey aboard steamship and locomotive at the end of the Canadian National rail line in Red Rock Ontario. From there he traveled to the nearby Nipigon River to fish with the Railway’s sportsman representative: Neil McDougall – a rugged and knowledgeable woodsman and river guide who would afford his best knowledge and skills to ensure success in their pursuit of giant brook trout. As letters from the company had clearly pointed out, just three years previously a Canadian doctor had taken a 14-1/2 pound brookie – a world record fish – from the mighty Nipigon ». The world record brook trout was taken by Dr. J.W. Cook tree years before. This fact is recorded in Edwin Mill’s book « Paddle, Pack and Speckled Trout » taken on July 21, 1915. Dr. Cook’s world record brook trout, its skin stretched taut over a birch frame, hangs in the Chamber of Commerce building in Thunder Bay, Ontario.

Don Gapen

     From the 1989 fall issue of the « Fly Tyer » magazine on pages 34 and 35, author David Luca writes a paper called « The Muddler – The Tyer ». On August 27, 1937, Gapen and three Indian guides were camped just below Virgin Falls on the Nipigon River. While the guides set up camp, Gapen selected materials from the small fly tying kit he always carried. Clamping a fly tying vise to the forward thwart of his canvas canoe, Gapen tied flies for the next day’s fishing. He could not have known that the somber fly that would emerge from the vise would one day become synonymous through-out the fly fishing world with big fish. This highly publicized fly was always called the Muddler. For almost tern years, Don Gapen’s imitation of the bottom-hugging sculpin did not have a name. Gapen continued to tie his unnamed fly, known only as Gapen’s Fly, and sold it along with  his other patterns in the tackle shop at Gapen’s Chateau Bungalow Lodge. Because of the fly’s phenomenal success throughout the Nipigon River watershed and growing popularity elsewhere, friends encouraged Gapen to give it a name. From this inception, Don Gapen always wanted to call his special fly the -Cockatush-, the native name suggested by the guides who were with him when he first tied it. Don Gapen decided to call his special fly the Muddler Minnow.

The Tyer : Don Gapen’s fly tying fame came from not only from the quality and quantity of his flies, but also from his imaginative patterns. Don learned fly tying and fly fishing from his father Jesse. During the 40s, 50s, and 60s, as Don Gapen’s flies grew in popularity, and were shipped from Chateau Bungalow Lodge , (other authors refer to the lodge as Chalet Bungalow Lodge) through the U.S. and Canada, Gapen purchased much of his material from George Herter, the famous Herter’s Company. George Herter and Don were friends and often fished together. In his book, Herter mentionned that Gapen was one of the best Canadian fly tyers.   

Don Gapen had dual citizenship : Don Gapen continued to be intrigued by reports of trophy brook trout taken from the Nipigon. He made a number of trips to the Nipigon during the early 30s. He fell in love with the fishing and pristine beauty of the river. It was inevitable, that with the help of his father Jesse, Don and his wife Betsy Gapen would purchase the Chateau (Chalet) Bungalow Lodge on Lake Helen in 1936-37.                                

     Fishing the Nipigon during the early years was an arduous undertaking. Fishermen from the Midwest would take a gravel road from Thunder Bay located on the north shore of Lake Superior, to the tiny town of Nipigon. Those that came from the big cities of the east traveled by Canadian National Railways via Sault Ste. Marie or Toronto.  Canadian Pacific Railways also took anglers to Thunder Bay. From Nipigon, they loaded canoes and gear on to a train that took them to Orient Bay on Lake Nipigon. Next, a logging boat, used to pull rafts of timber, would be hired to pull the canoes, guides and anglers across the lake. Reaching the outlet, they would then canoe the 47 miles of river through 21 major rapids, some requiring portaging of the canoes. At each rapid, the party would stop to fish. The trip, sometimes taking a week or more, would conclude back to the town of Nipigon where the fishermen were then transported back to their quarters. Many trophy brook trout from 6 to 8 pounds were common.

     Outdoor writers would come to Gapen’s lodge and then write about the fabulous Nipigon brook trout that fell to the versatile Muddler Minnow, the Spitfire, and other of Gapen’s patterns. With the publicity garnered from the writers, Don Gapen’s reputation as an accomplished guide and fly tyer continued to grow. In the later years, Gapen lived in Orillia, Ontario in the summer. He continued to tie his famous Muddler Minnow and other patterns for former clients and sold them at the tack le store where he worked. Don Gapen remained a fly tier until his death in 1986 ».

     Back to « Wild Steelhead and Salmon », on page 61, « Accompanied by a troop of Ojibwa river guides, cooks and handy men, McDougall did his best to make the trip a success. The Ojibwa presented small, four foot birch bark canoe replicas to their guests and smiled toothy grins at the noble strangers. Their excitement is evident in the wonderful photographic record of the excursion. In nearly every photo depicting the Prince, his image is blurred – perhaps denoting his restless anticipation for big trout. The party sampled the best the river had to offer and took numerous trout ranging from five to ten pounds. The catch was consumed by the party with the excess salted and taken aboard railway diners. The skins of the largest trout were spread over birch bark panels – pursuant to Ojibwa custom – and carried proudly back to England as proof of the party’s angling prowess. Records of their catch sites read like: Split Rock, Pine Portage and Rabbit Rapids – where Dr. Cook took his world-record brook trout three years before. The success of the Prince Arthur trip was also evident in the return of a second member of the Royal Family one year later. No doubt after hearing the tales of brook trout, moose and majesty from Prince Arthur, the Prince of Whales made a similar pilgrimage during the summer of 1919 – to sample the Nipigon’s feral bounty ».


     Dans son blog, « Making History », E. J. Lavoie, mentionne les faits suivants recueillis lors d’une interview qu’il a fait avec Madame Frances Garrard, la fille de Neil McDougall. « Frances Garrard was delighted to talk about Neil McDougall, her late father. Because at the time my interest was in his Nipigon district adventures, she spoke about the visit of the Prince of Wales in 1919. The year before, McDougall had shepherded Arthur, Duke of Connaught, down the Nipigon River, world-renowned for its speckled trout fishing. The Duke had recommended McDougall’s services to his cousin, Edward, Prince of Wales. On his tour of Canada, the Prince of Wales had insisted on a trip with McDougall as his guide. The Prince achieved a notorious niche in history some years later when, as Edward VII, he abdicated the throne of the United Kingdom and the British Commonwealth ».

     Dans le livre de Sylvain Gingras « Un siècle d’histoire », Gingras mentionne à la page 148, « David Price n’avait pas complètement renoncé à ses droits  sur la rivière Ste-Marguerite conservant une partie de la branche nord-est. C’est là qu’en 1860, ils (les Price) le prince  de Gales (Albert Édouard de Saxe 1841-1901) à venir pratiquer un sport de roi, la pêche au saumon. Le futur roi Édouard V11, âgé de 19 ans, était alors en tournée au Canada pour l’inauguration du pont Victoria, à Montréal.  Arrivé dans le fjord, le navire s’arrêta en face de la baie de la Ste-Marguerite. L’héritier du trône monta dans le canot de Pierre Gauthier pour atteindre la rive, où il fut hébergé chez Louis Gravel.                                                              

     Pour pêcher, le prince s’était installé sur un gros rocher séparé du bord par un ravin, d’où il pouvait lancer dans diverses directions. Le ravin était à sec, mais bientôt les eaux montantes entourèrent le rocher, ce qui inquiéta quelque peu le royal personnage. Son inquiétude ne fut pas de longue durée, car bientôt David Price dans l’eau aux genoux, ramena le fils de la reine Victoria sur ses épaules. On dit que qu’il sauva ainsi la Couronne et l’Empire sans même ôter sa pipe. Depuis cette prestigieuse visite, l’endroit où le prince a pris son premier saumon est connu sous le nom de Prince of Wales’ Pool ».

     Dans la revue « Pêche à la mouche-destinations » annuel 2017, à la page 28, Jacques Héroux, nous présente son texte « Le pavillon Larry’s Gulch ». L’auteur nous donne un court récit de l’histoire de ce site de pêche au saumon atlantique du Nouveau-Brunswick. « Au Nouveau-Brunswick, la rivière Restigouche est reconnue depuis des siècles pour la taille de ses saumons atlantique, probablement les plus gros en Amérique du Nord. Auparavant nommée Ristigouche, la pêche à la mouche dans cette rivière a été longtemps réservée aux gens très fortunés. Plusieurs dignitaires canadiens, présidents américains, artistes d’Hollywood et athlètes professionnels ont pêché le saumon atlantique sur la Ristigouche.»                                                                                           

     « La rivière Restigouche est aussi l’hôte de plusieurs camps de pêche privés et reconnus mondialement. Le Ristigouche Salmon Club établi en 1880  est certainement un des plus vieux lodges de pêche au saumon en Amérique du nord. On y retrouve entre autres le Camp Albany, le Camp Harmony, le Down Gulch Lodge, le Restigouche River Lodge, le Ristigouche Salmon Club, le Cheuters Lodge, Larry’s Gulch, le Glen Eden Lodge et le Kegwick Lodge. Il va s’en dire que la majorité de cette rivière est régit par des droits riverains établis au Canada dans les années 1880. Ces droits donnent un accès exclusif aux propriétaires de terrains à la rive et au fond du plan d’eau adjacent au dit terrain. Les propriétaires ont donc l’exclusivité de pêche sur cette partie de la rivière. Certains de ces droits appartiennent à la Couronne (province du Nouveau-Brunswick) qui les louent à l’encan pour une durée de dix ans. »                                                                                                     

     « Mais qui est ce Larry? » Selon l’histoire que raconte le gérant du pavillon aux pêcheurs, il semble que vers la fin des années 1800, un fameux guide autochtone de la rivière Restigouche du nom de Larry Vicaire sauva de la noyade une de ses meilleures clientes, la princesse Louise, fille de la reine Victoria. Suite au sauvetage, la princesse nomma le petit ruisseau adjacent au sauvetage, Larry’s Brook. Lors de la décision du gouvernement du Nouveau Brunswick de bâtir le lodge, il nomma donc le pavillon en son honneur, soit le Larry’s Gulch. »

     Dans le numéro automne 2015 de la revue « Saumon » de la FQSA, à la page 16, Jacques Héroux dans son texte « La petite histoire du saumon atlantique au Nouveau-Brunswick », il mentionne, « Dans le petit bouquin de Mike Parker, « Rivers of Yesterday », on retrouve les écrits de journaux intimes de plusieurs soldats britanniques postés à Halifax. Ils racontent les expéditions de pêche au saumon qu’ils effectuaient en canot d’écorce sur les rivières Restigouche et Nepisiguit, guidés par des Autochtones et des gaspésiens au milieu des années 1800.                                                                                                                                

     Vers la fin des années 1900, le gouvernement provincial se préparait à louer à l’encan certaines sections de rivières à saumon aux plus hauts soumissionnaires pour des périodes allants de dix à vingt ans. Pour certaines sections de rivières, les gagnants devaient fournir du personnel pour assurer la surveillance et la patrouille de leurs sections.                                                                                                                                                    

     En même temps, le gouvernement provincial créait des sections appelées « eaux de la couronne » réservées exclusivement aux pêcheurs résidents. Ces sections existent encore et sont offertes par tirage. Elles ont été parmi les premières sections réservées à la pêche à la mouche. Certaines d’entre elles obligeaient la remise à l’eau de tous les saumons. L’histoire de la pêche à la mouche au NB se reflète aussi sur la qualité de ses monteurs de mouches. On a qu’à penser à J. Clovis Arsenault de Campbelton avec sa fameuse Rusty Rat et à Warren Duncan, le monteur commercial de mouches le plus rapide au monde, avec sa création de la Undertaker.

     Dans son livre « Bugging the Atlantic Salmon » Michael Brislain mentionne à la page 37; « Fly fishing for trout and salmon originated in the British Isles. Apart from the revolutionary tactics of the greased line method of Arthur H.E.Wood, the radical departure from the traditional salmon fishing took place on the rivers of Canada. The list includes dry fly fishing, the Patent method, the Portland hitch, the Hair-wings, and the development of the Bomber patterns which evolved into what are now simply known as bugs. »

F. Gray Griswold fished the Cascapedia, Quebec
    À la page 39 du même livre, l’auteur écrit; « During the 1920s, F. Gray Griswold fished the Cascapedia, Quebec. It is recorded that, using his deer hair bug creations, he landed two salmon of 25 and 32 pounds. How the bugs were fished is a matter of conjecture, and it must be remembered that using something as revolutionary as bass bugs on traditional-bound salmon waters was not the norm. With the passing of time, Griswold’s patterns were forgotten until father Smith’s reintroduction of sorts on the Nashwaak. »

     Cette fois à la page 42 du même livre, l’auteur mentionne; « In 1965, Father Elmer Smith, of Prince William, New Brunswick, introduced to the Miramichi and the Atlantic salmon an effective pattern that would have far-ranging consequences : the Bomber. The tactic was to fish the pattern dry on a bagged line that would swing the fly on an arc, creating a surface commotion as it skimmed across the surface. The creation of the Whiskers pattern, attributed to a local Miramichi fly tier, was a refinement of the basic Bomber that improved upon the skittering process. »  « Somewhat later, in 1970, Father Smith developed and used the first bug patterns, supposedly on New Brunswick Nashwaak River. The Nashwaak is primarily a dry fly or bug river until late in September. »                                                                                                

     « In the beginning, Father Smith’s patterns were nothing more than scaled-down versions of the Bomber, which were fished as dry flies. Some of Father Smith’s fellow anglers recall with awe the deadly effectiveness with which he used his bugs. Thus the Buck Bug (using deer hair for the body), or the Bug as it is more commonly known, made its appearance on the angling scene.                                                                        

     While the credit should go to Father Smith for the introduction of the Bomber and the Buck Bug, he was not the first to employ a bug pattern for Atlantic salmon. What Father Smith did accomplish, however, was this: he brought into focus the qualities of deer hair as a superb material with which to tie a variety of salmon patterns, and he launched a method of presentation with which to fish for them successfully.    
                                                                                                                                                        
     « In the years that followed, the metamorphosis of the Bomber into the Buck Bug pattern, along with correspondingly refined tactics, charted a new course in salmon angling. At first, the Bomber was fished as a dry fly. Later it was downsized into the form of today’s bug. In the beginning, the bug too, was more effective fished as a dry fly. Then, some anglers found it was more effective fished wet on a standard wet fly cast. Then someone discovered that, when the bug was presented as a nymph, cast upstream and across the current on a dead drift, it became deadly effective in the hands of those practitioners who fished them thus. »


Home Pool, the Fight to Save the Atlantic salmon
     Dans le livre de Philip Lee, « Home Pool, the Fight to Save the Atlantic salmon », il mentionne à la page 21, « In the last 10 000 years since the glaciers retreated at the end of the last Ice Age, the salmon we see today in our rivers have evolved. Each river has developed its own distinct genetic stock of salmon, adapted precisely to the conditions in its home waters. No two rivers are the same; no two rivers have exactly the same genetic type of salmon. The Miramichi River system has more than a dozen distinct genetic stocks and many sub stocks, which have adapted to their particular streams. Since Confederation many Salmon Rivers have been destroyed, their unique genetic stocks of fish lost forever. 

     From the same book, on page 29 « In New Brunswick a Woodstock dentist, fly fisherman and amateur archeologist was leading the fight to save the St.John River. Dr. George Frederick Clarke spent his days off and on New Brunswick Rivers fishing for Atlantic salmon. He knew the St.John River as well as any-one in New Brunswick, and he predicted that the new dam planned for Mactaquac would destroy one of the world’s great Atlantic Salmon Rivers, which was already threatened by two major dams upstream. He lost his fight to stop the Mactaquac Dam. And he was right. » On page 31, the author states « In North America, salmon once filled all accessible rivers and streams from Ungava Bay to southern New England. » On page 32, the author refers to a document written by R.W. Dunfeld titled « The Atlantic Salmon in the history of North America » which describes a rapid decline in the amount of salmon exported from Atlantic Canada during the period of 1800. This superb document by Mr. Dunfeld is thorough study and history of Atlantic Salmon in our country. Forward to page 85 of « Home Pool », Philip Lee writes, « History is long and our memories are short. What do we remember about the glorious salmon runs on our mighty St.John River, the longest river between the St. Lawrence and the Mississippi?

     Michael Brislain is the author of « Bugging the Atlantic Salmon », a study of fly fishing on the St. John River. He points out that the river once had hundreds of thousands of fish running upstream to spawn before it was chocked with pollution and dammed up. Brislain writes; At the turn of the century, 100 000 salmon were commonly landed as part of the commercial catch in the harbor of Saint-John. This huge catch, combined with catches from other Bay of Fundy rivers, made up the millions of pounds of salmon destined to the market of New York and Boston. Every freehold adjacent to the river strung gill-nets and set nets to supplement the farm larder. Salmon were so common that the great fish was used for everything from an export commodity to fertilizer. Today, a total annual run of 10 000 fish, of which 4 000 are large salmon, is considered good.  The run of 1980 was considered to be the great run when 10 000 large salmon and 17 000 grisle returned to the Mactaquac Dam. To understand the significance of what happened to the St. John, we must understand its history. No one understood the history of the St. John better than conservationist and author Dr. George Frederick Clarke, who was born beside the river in 1883. He fought with words and pen to save it from three hydroelectric dams that would destroy it. »

     At the bottom of page 86 of Philip Lee’s « Home Pool », he writes, « The St.John is a giant watershed. The rivers and its tributaries, rising from head-waters in Maine, drain more than 67 000 square kilometers of land, an area larger than Nova Scotia. Every county in New Brunswick, with the exception of Gloucester, has water that flows in the St. John drainage system.   Clarke writes that the St. John was the most beautiful river in North America before the dams at Beechwood and Mactaquac destroyed it for all time. The old river, which de la Galissonières and de Vaudreuil declared to be one of the most important gateways to New France. »                                                                                                                           
     One should note that, to the two previously mentionned dams, there are two others.  « The tinker Dam on the Aroostook River in 1922 eliminated the Atlantic Salmon from that productive tributary. In 1950, the dam builders went to work on the Tobique River. »                                                                      
                                                                             
     Dr. George Frederick Clarke authored thirteen books but for fly fishers, two are of great interest; « Six Salmon Rivers, 1963 » and « Song of the Reel, 1963 ». Half way down page 89 in the same book, Lee has a short description of what happened to the Tobique Salmon Club. Here is his comment; «Take a drive through the village of Matapédia, Québec, and follow the gravel road that snakes along the river. At the end of that road, you’ll find a piece of New Brunswick history – the Tobique Salmon Club on the Matapédia River. Most of the people associated with the club today don’t know why this prominent Québec salmon club bears a New Brunswick river’s name, a river named after Tobit, a Maliseet Indian who once lived near where  the Tobique flows into the St. John. They don’t know that the Tobique Salmon Club was driven from a New Brunswick salmon river by the construction of hydroelectric dams. They don’t know that the Tobique River was once part of one of the world’s greatest Salmon River systems. The Tobique Salmon Club was formed on the St. John River tributary in 1889. The club hosted 12 guests at a time and owned and leased pools along 80 kilometers of the river. It had camps at the Tobique Forks and Riley Brook and smaller camps at Blue Mountain Pools and Two Brook Pools. The salmon fishing was wonderful. Today, the remains of the huts that housed river guardians can still be seen along the river at three-mile intervals, and a painting of the old Tobique River camps, with guides poling canoes along the river, hangs over the stone fireplace in the lodge on the Matapédia.   It all started to fall apart in 1953, when the New Brunswick Electric Power Commission built a dam at Tobique Narrows. In 1957, the commission built another dam, this time on the St. John River at Beechwood. »

magazine saumon automne 2013
     Dans la revue « Saumon » de la fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), aux pages 56, 57 et 58 du numéro d’automne 2013, se trouve un texte d’André A. Bellemare intitulé « Souvenirs de François de Beaulieu Gourdeau ». Voici quelques citations. « Le 5 novembre 1980, François de Beaulieu Gourdeau, un grand ami et un maître des saumoniers québécois qui lui avaient donné le surnom de (Monsieur Saumon) nous quittait à l’âge de 65 ans. En 1975, alors âgé de 60 ans, Gourdeau aurait pu prendre une retraite bien méritée après 35 ans de loyaux services au ministère du Tourisme, de la chasse et de la pêche du Québec. Il a continué pendant cinq ans de conseiller le ministre du MTCP de l’époque, Claude Simard et de parcourir le Québec pour créer des associations sportives de saumoniers, pour donner des conférences et des cours, pour participer à des congrès, des colloques, des séminaires, etc.                                                                                   
     En 1979, François de B. Gourdeau a accepté la charge de président de l’Association des pêcheurs sportifs de saumons du Québec (APSSQ), dont il avait été un des membres fondateurs trois ans auparavant. Il avait aussi accepté la charge de président du Comité de restauration de la Jacques Cartier, comité chargé de ressusciter cette magnifique rivière à saumons. On doit aussi à Gourdeau la création de l’Auberge de Fort-Prével, du Gite du Mont Albert, de la réserve faunique de Matane, de la réserve faunique de la rivière Petite-Cascapédia… entre autres!  Sans compter le déclubage de quelques rivières à saumons, dont la Matane, la Sainte-Anne, la Saint-Jean de Gaspé et la Petit-Saguenay.                                                                                                                                                               

     Une autre de ses réussites fut de susciter la plupart des vocations de chroniqueurs de chasse et de pêche dans les médias de masse du Québec, à commencer par celle du regretté Serge Deyglun. Alors qu’il n’existait aucune politique gouvernementale de relations publiques au Québec vis-à-vis des journalistes chroniqueurs spécialisés de chez-nous, au début des années 1960, François décida d’aider ces informateurs à répandre la bonne nouvelle au sujet des richesses fauniques de la province. Il décida de fournir les outils de travail nécessaires au meilleur accomplissement de leur tâche.                                                                                                                                                                
     François avait un important contact au Ministère du loisir de la chasse et de la pêche (MLCP), son oncle Louis-Philippe Gagnon en était le sous-ministre. Monsieur Gagnon fréquentait la rivière Moisie. Au cours des années des personnages importants ont occupé le poste de responsable des rivières à saumon du Québec, tel que Louis-Philippe Gagnon, Wilfrid Carter, François de B. Gourdeau, Roger Desjardins et Jean-Paul Dubé.

     De la revue « Atlantic Salmon Journal » du numéro Printemps 2005, à la page 14, Wilfrid Carter nous parle de Percy Nobbs. « One winter afternoon during the 1950’s, when I was still working with the government of Québec, with responsibility for the province’s salmon rivers, my telephone rang and the gruff-voiced caller identified himself as Percy Nobbs. He was an influential Montréal architect, but surprised to hear from. Mr. Nobbs wanted to undertaken the arduous trip by train to Gaspé, to talk with me about his ideas to build fishways on some of Québec’s North Shore and Gaspé rivers that were blocked to salmon ascent b y waterfalls and other obstacles. Nobbs arrived as planned, ans we two days of animated discussion which led, several years later, to the building of fish ladders on the Madeleine, aux Rochers, Métis and several other rivers. His advice was invaluable ».

    Dans la revue « Saumon » de la FQSA d’automne 2015, Yvon Côté mentionne à la page 34 l’information suivante : En 1969, à la demande du ministre Gabriel Loubier, Wilfrid M. Carter, directeur de la station piscicole de Gaspé, produit un rapport majeur intitulé : Rapport sur le saumon et Plan directeur pour l’aménagement de cette ressource. Le rapport recommande les points suivants; l’imposition de la pêche à la mouche pour la pratique de la pêche sportive du saumon, l’apposition du label « Rivière à saumon » sur les panneaux de signalisation des ponts enjambant  les rivières à saumon, la construction de dispositifs migratoires sur les rivières Mitis, Madeleine, Escoumins, aux Rochers, la tenue de registres de pêche sportive du saumon, l’imposition de limites de prises quotidiennes, etc. Le 10 avril 1980, le ministre Lucien Lessard marque l’histoire en faisant une déclaration ministérielle devant tous les députés réunis à l’Assemblée nationale. Il annonce l’abolition du régime des clubs privés, un régime plus que centenaire. On assiste alors à la création des premières Zec-saumon.

     Dans la revue « American Angler » du numéro d’automne 1989, à la page 20 apparait un texte de Dick Stewart, l’éditeur de la revue, intitulé « Bill Cushner’s Fly Fishing Museum ».                                                                                                                                 

     « Several years ago on the return from a salmon fishing trip I was driving along the coast of Nova Scotia and by chance I noticed a small sign to my left that simply stated Fly Fishing Museum. One U-turn later I parked near an unpretentious small shop and soon found myself immersed in a new world, one which engaged me for almost two unscheduled hours as Bill Cushner showed me piece after piece from his ever-growing collection of fishing flies and sporting art. Bill credits his friends Charles DeFeo, Charles Krom and Ted Niemeyer for having introduced him to high quality flies.  He became enamoured with their beauty and saw an opportunity to use his framing skills to preserve them ».

     « In 1977 I retired, leaving New York City for the peace and quiet of Ingonish, a village in Nova Scotia’s Cape Breton Highlands. Of course I continued to add to my collection, which numbered over 200 framed sets of the work of prominent fly tyers from all over the world. Flies dressed by Theodore Gordon, Herman Christian, Roy Steenrod, Harry and Elsie Darby, Walt and Winnie Dette, Megan Boyd, Belarmino Martinez, among many others were included in the collection. About this time, I started to collect the work of some of the renown Canadian tyers, past and present – Joe Aucoin, Laurent Alfred Lapointe, David Arthur Lapointe, Joseph Clovis Arsenault, Ed Davis, Jack Sutton, and Roderick-Haig Brown among them. I wanted to display some of the collection to the public to enjoy, so we built a small museum in Ingonish, right on the Cabot Trail, a scenic drive which attracts visitors from around the world. The first year the museum was open we had people from Germany, Japan, Australia and New Zealand, as well as the U.S. and Canada. In 1985 the entire 230 piece collection was loaned on a long-term basis to the American Museum of Fly Fishing in Manchester, Vermont. In 1986 my wife and I made yet another move – this time to Florence Oregon, where our daughter and her family live. With my son-in-law Jack Smrekar’s help, we’ve opened a second museum here in Oregon ».

     Bill Cushner était présent à Victoriaville et Drummondville en 1884 et 1985 avec plusieurs pièces de sa collection lors de la tenue de Forums de la Confrérie de Pêcheurs à la Mouche ATOS. Il a même encadré des mouches de monteurs québécois et spécialement ceux de Jean-Guy Côté qui ont été légué au Musée de pêche à la mouche du Canada Inc. à Waterloo. Depuis, le Atlantic Salmon Museum de Doaktown, N.B. a hérité d’une très grande partie de la collection Cushner. Bill Cushner  est décédé en 1992.

Ed Davis

Ed Davis pêchant à la sèche vers l’amont de la rivière Beaver
Ed Davis pêchant à la sèche vers l’amont de la rivière Beaver.
     Dans la revue « American Angler and Fly Tyer » Été 1988 à la page 22, le rédacteur en chef et éditeur Dick Stewart, décrit Ed Davis comme ceci « Edward Davis is a fly fisherman, photographer, and fly tyer, residing in southern Ontario. His articles and photographs have appeared in at least a half dozen fly fishing publications ».

     Dans le numéro Été 1989, Stewart décrit Ed Davis « Ed Davis, from Ontario, Canada, has fished over much of the northern hemisphere and has been a frequent contributor to this, and many other publications ».

     Ces descriptions d’Edward Davis résument bien son implication dans le domaine de la pêche à la mouche au Canada. Dans un texte publié dans la revue « American Angler and Fly Tyer » d’été 1989 intitulé « Sailfish Among the Eskers », Ed Davis écrit aux pages 26 et 27;

     « My first experience with grayling was the by-product of a journey to the Artic for char. Early in my fishing career I listened to stories of adventure about the quest for Artic char. These were the halcyon days of the teenager; the era of the marstoni* and the trout of the West Branch of the Ausable.

     My early experiences in Montreal included after-school browsing at Gulline’s fly tackle shop and Fraser Brothers on Victoria Square. Considerable of that experience included the dressing of flies for landlocked salmon and trout. You must go to the Artic, prompted Mr. Gulline, and try your hand with the char. If you find yourself in a situation for grayling keep the Tupps Indispensable in mind, and the size 10 streamer fly I will give you now. That streamer fly was the Black Vulture.

     The years passed and, using the small streamer as a model, I dressed several of the small darkish streamer flies on size 10 and 12. In 1956 I fished for char in the Artic, taking many of these beautiful fish so renowned for their ability as game fish. Several of the char readily accepted the little streamer fly. We flew north from Winnipeg and on the return journey, detoured to the Wolverine River. It was there that I discovered the value of the tiny streamer for grayling. It is a land of sand dunes (eskers), vast open treeless space, and an almost feeling of dampness. But the Thymallus signifier (grayling) made it worthwhile ».

Patterns and Places, Edward Davis
     Le texte de Davis décrit son voyage mais il est intéressant de noter son contact à la boutique de  Frier Gulline et en plus comprend la description détaillée du Black Vulture.

     **Salvelinus marstoni is a rare subspecies of the char family. The author fished for these Quebec red trout in the late 1930s and 1940s and writes « It is the most beautiful trout that I have ever seen during my lifetime ». – Editor.

     Dans le numéro Été 1988 de la revue « American Angler and Fly Tyer », apparait aux pages 20, 21 et 22, un autre texte d’Ed Davis intitulé « Challenge of the Beaver ». Ce texte traite de la pêche sélective de la truite de la rivière Beaver qui coule à partir du lac Eugenia et se déverse dans la Baie Georgienne.

     Au Musée de pêche à la mouche du Canada se trouve la collection d’Edward Davis. Entre autres, monsieur Davis a écrit un livre en 1991 intitulé « Patterns and Places » traitant d’endroits où il a pêché et des mouches qu’il a utilisées. Sur la couverture de son livre on retrouve la veste de pêche et l’épuisette de Davis. Ces deux artéfacts sont en collection au Musée. De plus la collection comprend un porte-folio de plusieurs photographies en noir et blanc faites par monsieur Davis.

Référence

» Par Claude H. Bernard
» Mise à jour, 09 Avril, 2018
» Note : Le magazine annuel « Pêche à La Mouche Destinations » édité par François Boulet est disponible dans les bonnes boutiques Chasse & Pêche, Dépanneurs… François Boulet est sur Facebook ou tu peux écrire un courriel à François Boulet (l'éditeur).