George Edward Mackenzie Skues (1858 - 1949)

George Edward Mackenzie Skues: (1858 - 1949)
     Ce fut un des plus grands pêcheurs à la mouche de tous les temps, défenseur de la noyée en opposition totale avec Halford champion de la sèche, et inventeur de la pêche à la nymphe a vue sous la surface, et pour l’anecdote père de la Tups indispensable…
 
     Né au Canada d’une noble famille du duché de Cornouailles, ses parents reviennent s'installer en Angleterre. C'est là au coeur des chalk streams qu'il achètera ses premiers hameçons à blanchaille, chez Hammond, la même boutique ou se rencontreront Mayrat et Halford. En 1887 la lecture du livre de Halford l’amena au montage dans lequel il excella malgré son infirmité (il n'y voyait pas d'un oeil) grâce à une loupe d’horloger !
 
     La même année, grâce à une invitation, il pêchera l'Itchen, qui deviendra sa « Home River » où il pêchera en compagnie de Halford pendant une semaine en 1891 mais il n’accepte bientôt plus les préceptes trop rigoureux du maître de la sèche… pour promouvoir la mouche noyée à partir de 1899! « Attendez un instant ce truc de la mouche sèche est en train de devenir une vraie religion, rien à voir avec un sport, si j'en attrape, qu'importe que ce soit comme les vieux pêcheurs à la noyée ! »
 
     C’est à cette époque qu’il « perfectionne » une mouche sèche de RS Austin au corps rosé imitant les éphémères pâles en utilisant des poils de testicules de bélier et qu’il surnomme avec humour « Tup’s indispensable »
 
     Il pêche à la mouche depuis 30 ans, en Angleterre, mais aussi en Europe lorsqu'en 1910, il publie ses premiers écrits « Minor tactics of the chalk stream and kindred studies ». Il y a trois ans que Halford, qui l'a parrainé pour entrer au « Fly Fisher’s Club », a publié son dernier livre. Il commence à décrire les nouvelles possibilités de la pêche à la nymphe. Il cherche déjà la bagarre et dédie son livre à « Mon ami le puriste de la mouche sèche et à mes ennemis, si j'en ai ». Le titre même est une provocation « Minor tacties » contre les « Majors tacties » des élitistes de la pêche en sèche. Il commence à décrire les nouvelles possibilités de la pêche à la nymphe et utilise des plumes de poules pour monter ses mouches. Avant Skues, une truite qui nymphait était considérée « infaisable ». Il sera le premier à comprendre et à expliquer que lors d'une « éclosion », la prise de la nymphe sous l'eau est la première activité, visible ou non, et que ce n'est que plus tard qu'aura lieu la prise en surface. En revanche il ne s'est intéressé qu'à la nymphe émergente, c'est à dire dans la couche supérieure de la rivière. Il semble ignorer tout de la vie larvaire et des premiers temps de la métamorphose au fond. Il ne pêche que les poissons intéressés par l'ascension de la nymphe juste avant qu'elle n'atteigne la surface, alors que F Sawyer ira explorer à la nymphe au fil la profondeur avec ses nymphes lourdes type « Pheasant Tail » toujours aussi efficace aujourd'hui!
 
     Son œuvre maitresse date de 1921 « The Way of a Trout whit a Fly », présentée ici dans sa traduction" La truite et la mouche". Passionné par la vision de la truite…, Skues était également, comme Halford, un inconditionnel de la mouche exacte, et un fervent défenseur de la délicatesse de l'approche et du poser..! Le Fly Fisher’s club tentera de l'expulser , mais ne s'y résoudra pas vraiment, et il sera interdit de pêche sur certains parcours de la Test et de l'Itchen, pas seulement à cause de la nymphe mais surtout pour son acharnement envers le très respecté et admiré gentleman Halford!

référence

» par Alain Lemieux
» Recherche internet.

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