N'Alarmez pas les Poissons par Gilles Aubert

     Dans leur univers, en plus de s'assurer du meilleur confort possible et d'être à l'affût de nourriture, les poissons doivent aussi se protéger des prédateurs. Toujours aux aguets, la menace peut provenir tant de la faune ailée que terrestre.

N'alarmez pas les poissons
     Les oiseaux de proie, les martins-pêcheurs, les hérons, les huards, les visons, les rats musqués, les loutres (sans oublier les humains) font partie des principaux prédateurs. Les poissons de taille respectable ont donc dû échapper à bien des embûches au cours de leur vie, et leur méfiance a eu maintes occasions de s'aiguiser.

     Pour obtenir plus de succès à la pêche sportive, le pêcheur avisé s'applique donc à ne pas effrayer les poissons. À moins d'être bien caché, il essaie autant que possible de ne pas voir le poisson de l'endroit où il pêche. Furtif comme un félin, il s'approche toujours d'un plan d'eau à pas feutrés. Et, s'il doit marcher dans l'eau, il le fait posément, sans déplacer les roches.

     Observez-le dans une embarcation, il est toujours discret! Il a appris que les vibrations sonores se propagent cinq fois plus rapidement dans l'eau que dans l'air et que les sons y voyagent sur une plus grande distance. Et, même si les poissons ne peuvent pas l'apercevoir ni l'entendre, il a compris qu'ils peuvent être alertés par les ombrages projetés sur l'eau : la sienne, de même que celle de sa canne à mouches. Il se doit de porter aussi attention à ses vêtements dont les couleurs plutôt ternes se marient bien avec le décor ambiant. Pour tout dire, pour leurrer les poissons, il évite de signaler sa présence.

Références

» Texte & Photo: Gilles Aubert (Mars 1998).
» Magazine Sentier Chasse & Pêche.

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