Pour une Dérive plus Libre de l'Artificielle par Gilles Aubert

     Que vous utilisiez une sèche ou une nymphe, la soie flottante à double fuseau ou à fuseau décentré vers l'avant et un long bas de ligne sont la clef du succès, permettant à l'artificielle de dériver librement au gré du courant sans aucune influence de la soie. Ainsi, si vous attachez un long bas de ligne (plus de 4 m -12 pi) avec un bout (tippet) d'un très fin diamètre, la mouche transpercera le film de l'eau.

Pour une Dérive plus Libre de l'Artificielle
     De plus, une partie de la première section du bas de ligne pourrait être de couleur fluorescente pour déceler plus facilement l'attaque du poisson. Sinon, servez-vous d'une soie dont l'extrémité est de couleur fluorescente ou bien d'un indicateur de touche (strike indicator). Et ce, autant pour la pêche à la mouche sèche qu'à la nymphe. Si vous péchez souvent avec de très petites sèches et avec des nymphes, vous serez surpris de constater comment ces détails assurent une meilleure réussite.

     En rivière, serait-il préférable d'utiliser une soie calante ou à bout calant pour pêcher avec des nymphes? Non, car ces formes de soie traversent facilement la surface de l'onde et entraînent la mouche... qui ne peut donc pas dériver librement. Et ce, même si vous apportez un amendement aérien à votre soie. Avec une soie flottante, amendez souvent la position de la soie lors de la dérive de la mouche, pour que l'artificielle dérive le plus librement possible. De plus, pour assurer une meilleure réussite avec une mouche qui dérive librement sous l'eau (nymphe) ou à la surface (sèche), les lancers déporté, en «S» et parachute seront un atout additionnel.

LES BOTTES-PANTALON (WADERS)

     À moins que vous ne péchiez qu'en lac ou dans de petites rivières, vous utilisez sûrement des bottes-pantalon (waders) qui vous permettent d'entrer dans l'eau jusqu'aux aisselles. On peut s'en procurer deux modèles. L'un se présente d'un seul tenant et est appelé boot-foot par les Américains; l'autre est aussi fait d'une seule pièce, mais il faut chausser des bottillons avec des semelles de feutre extérieures (stocking-foot). Sachant que les bottes-pantalon peuvent être fabriquées avec différents matériaux (caoutchouc, nylon, PVC, canevas, néoprène, etc.), considérez l'usage que vous en ferez avant de vous en procurer. À titre d'exemple, il serait inopportun d'enfiler des waders en néoprène si vous ne fréquentez que des rivières à eau chaude et que vous devez marcher durant de longues heures. Sachez que les bottes-pantalon appelées boot-foot, quoique très durables et faciles à mettre, sont plutôt chaudes et restreignent les mouvements. Par contre, l'autre modèle (stocking-foot), s'il est bien ajusté au corps, assurera un meilleur confort, une meilleure aisance dans les mouvements et réduira considérablement l'effet des courants très rapides. Et il prend beaucoup moins de place dans les bagages.

     Que vous soyez adepte de l'un ou l'autre de ces modèles, prenez-en grand soin. Après usage, faites-les sécher afin d'éviter la moisissure. Quoique l'on puisse ranger les stocking-foot immédiatement après usage, en les enroulant, il serait souhaitable d'en faire sécher l'intérieur. Il suffit d'exposer cette surface à l'air libre. N'oubliez surtout pas d'enlever la terre, le sable, les petits cailloux et autres détritus qui pourraient s'être déposés dans la partie des pieds. Faites de même avec les bottillons. Quant à l'autre modèle (boot-foot), suspendez-le inversé, c'est-à-dire les pieds en haut.
» Texte & Photo: Gilles Aubert (Novembre 1996).
» Magazine Sentier Chasse & Pêche.

Page 20 sur 25