Approche stratégique de la mouchetée à la pêche en lac par Claude H. Bernard

     La truite mouchetée est présente dans le nord-est de l’amérique du nord, le Québec étant en plein centre de son aire dé distribution. La province regorge de lacs toutes formes, de toutes grandeurs, de toutes profondeurs, répartis surtout au nord du fleuve Saint- Laurent. On retrouve la mouchetée dans les petits ruisseaux, les rivières et les lacs, grands et petits.
 
     Aujourd'hui, à partir de souches d'origine québécoise, elle est présente, entre autres, en Europe et en Amérique du Sud.
 
     Ce populaire poisson que l'on appelle truite mouchetée est en fait un omble. De son nom scientifique salvelinus fontinalis, elle s'apparente aux autres salmonidés du genre salvelinus présents au Québec, soit l'omble gris, habituellement nommé truite grise ou touladi et l'omble chevalier souvent désigné en anglais Arctic Charr.
 
     Dans plusieurs de nos plans d'eau, des souches indigènes d'ombles de fontaine ont été épargnées grâce à des interventions humaines. Par exemple, dans la grande région située près et au nord du Lac Saint-Jean, communément appelée « le Croissant vermeil », les populations indigènes ont été sauvegardées grâce à l'intervention rigoureuse des autorités. Cette région n'a jamais connu d'ensemencement de truites mouchetées et il est toujours interdit d'en faire.
 
     Cependant, ailleurs dans la province de Québec, l'utilisation des poissons-appâts a causé des problèmes. Ils ont été introduits dans un grand nombre de lacs par des pêcheurs mal informés, quoique probablement bien intentionnés. Depuis plusieurs années, des chercheurs de l'Université du Québec à Trois- Rivières élaborent des mesures correctrices sous la direction du professeur Pierre Magnan.
 
     Dans les lacs à eau froide du Québec, les gros ombles de fontaine et gris (salvelinus namaycush) se nourrissent beaucoup plus souvent de façon opportuniste que de façon sélective. Il 'a été démontré scientifiquement que les mouchetées sont surtout insectivores mais qu'elles se nourrissent souvent de ce qui est facilement accessible selon la saison. Par contre, les grosses truites mouchetées et les truites grises sont omnivores et très opportunistes.
 
     L'efficacité d'un pêcheur à la mouche en lac repose sur sa connaissance du plan d'eau où il pêche et des techniques de présentation de son artificielle.

Approches stratégiques

Approche stratégique de la mouchetée à la pêche en lac
     La pêche à la mouchetée est un sujet tellement vaste qu'il faudrait une bibliothèque pour décrire toutes les particularités de ce magnifique poisson. Consacrons donc ces quelques lignes aux mouchetées de nos lacs.
 
     Il est reconnu que 90% des poissons d'un lac peuvent habiter moins de 10% de son volume. Comme la rivière, le lac comprend des sites de repos, d'alimentation et de reproduction.
 
     Il est important de bien comprendre, avant de commencer à pêcher, que l'eau d'un lac comprend un ensemble complexe de courants, de vagues, de strates de températures variables, de différences en oxygène dissous (de 5 à 12 parties par million (ppm) est une concentration idéale pour la truite mouchetée), de différents herbages aquatiques, de structures et de sites bien définis utilisés par les poissons. Si l'eau bouge peu, la truite doit alors se déplacer pour trouver sa nourriture. Si le pêcheur apprend à connaître les voies de déplacement de la truite, il augmente ses chances de succès.
 
     Les mouchetées actives se retrouvent habituellement entre la surface du lac et une profondeur maximale de 10 mètres (35 pieds). À cette profondeur, la température de l'eau se situe entre 13° et 18°C.
 
     Notez que la pénétration de la lumière peut être de très faible à nulle à cette profondeur.
 
     Les voies de déplacement sont déterminées par les structures. En chasse, le poisson parcourt les bordures suivantes: Herbages, ouvertures dans les herbages, herbages submergés, billots immergés, structures rocheuses horizontales ou verticales, pointes sablonneuses ou rocheuses, blocs de roches submergés près de la berge, haut-fonds proche d'une fosse, cabane de castor. Pour les mouchetées de lac, ce sont des voies de maraudage!
 
     Pour bien «lire» son lac, le sonar est très utile mais il est moins utilisé par les pêcheurs à la mouche, qui préfèrent à l'occasion se servir de la carte bathymétrique. On peut toujours projeter mentalement sous l'eau les contours environnant le lac.

Les sens de la truite

     Les ombles de nos lacs utilisent plusieurs sens pour survivre et s'alimenter. Entre autres, ils peuvent repérer leur nourriture à l'aide des vibrations captées par les récepteurs de leur ligne latérale et, bien sûr, par la vue. Nous sommes souvent portés à croire que la vue est le seul sens important des truites. Mais alors, que penser de l'efficacité du style de mouche que sont les muddlers? Les vibrations ou les bruits produits par la tête et la collerette en poils de chevreuil de la mouche en mouvement dans l'eau sont probablement perçus par la ligne latérale ou l'oreille interne de la truite, comme un signal d'approche d'une source de nourriture. Il lui suffit alors de la repérer visuellement pour entreprendre son attaque. La lumière est ici d'une importance capitale car les végétaux aquatiques en ont besoin pour croître (par photosynthèse) et ils sont dispersés dans un lac selon la profondeur et la limpidité de l'eau. La présence de végétation dans un lac est directement reliée à la pénétration de la lumière dans la colonne d'eau et à sa limpidité.

En résumé, il faut

     • écouter les conseils des autres pêcheurs.
     • repérer les « restaurants » du lac.
     • trouver ce qui est au menu de la nature.
     • pêcher aux heures où le repas est servi.
     • essayer de tout contrôler: quel lac et à quel endroit sur le lac.
     • monter ses propres mouches.
     • préparer ses avançons, soies, cannes et moulinets avec soin.
     • choisir ses partenaires de pêche avec discernement.

L'Importance de la végétation aquatique

     C'est là que débute la chaîne alimentaire utile aux pêcheurs de salmonidés en lac. Plusieurs espèces d'invertébrés habitent les zones de végétation d'un lac. Les diptères, odonates, tricoptères et éphémères abondent dans ces milieux souvent situés tout près de sites boueux, plus profonds et démunis de végétation, à cause du manque de lumière. On y retrouve une prolifération de nymphes agrippées aux herbages ou enfouies dans la vase de fond. Lorsque l'heure du repas est arrivée, ce garde-manger attire les petits et les plus gros poissons.
 
Où pêcher?
 
     Maintenant que l'on sait où se trouvent les « restaurants » du lac, il faut alors offrir aux truites des imitations appropriées et leur donner un comportement naturel. En pêchant avec une nymphe, il faut la faire plonger près des herbages et la faire bouger très délicatement par menues saccades. Au contraire, un streamer sera déplacé de façon à imiter le comportement d'un petit poisson-nageur.
 
Quand pêcher?
 
     Essayez toujours de comprendre le pourquoi des choses. En juillet 1990, j'ai eu le privilège de pêcher avec Yvon Gendron, propriétaire des Mouches Neptune, dans un lac du parc national de la Mauricie. Yvon m'avait alors dit que nous commencerions la pêche seulement à 10 heures ce matin-là. Après lui avoir suggéré de commencer plus tôt, il m'a assuré que cela ne serait pas utile, puisque la truite ne mordrait pas avant 10 h 30. J'ai suivi à la lettre ses conseils et vers l'heure dite, nous avons eu nos premières touches. Il avait aussi mentionné que vers midi, l'action cesserait. C'est ce qui est arrivé!
 
     Voici l'explication. Lorsque l'effet de la marée montante est ressenti à l'endroit où vous pêchez, toute la nature s'active : oiseaux, bêtes, poissons et même nous, pêcheurs. C'est alors que l'appétit devient omniprésent. Il faut manger! Cette observation s'avère juste lorsque les vents sont légers et proviennent du sud-ouest ou de l'ouest et que la pression atmosphérique est élevée et stable. Il est certain que ces notions, doublées de l'expérience du pêcheur, aident grandement à mettre des truites au bout de la ligne.
 
     Le plaisir de la pêche n'est-il pas d'être dans un site enchanteur, d'étudier son lac, d'établir son « plan de match », de l'exécuter et - comme boni - de prendre des ombles de fontaine?

Restaurant pour poissons

     Un site d'alimentation est en fait un restaurant pour les poissons. Ce restaurant est très souvent situé près d'un herbier, point de départ de la chaîne alimentaire. Le poisson doit s'y rendre pour s'alimenter. Voici des types de restaurants dans un lac :
      • une dépression subite du fond de l'estuaire d'un affluent. Les sédiments et la nourriture charriés par l'affluent sont déposés au fond à cause du ralentissement de l'eau;
     • le chenal du lac;
     • une grande étendue peu profonde (1 à 3 mètres/3 à 10 pieds);
      • une pointe rocheuse ou sablonneuse;
     • l'appel d'un affluent dans le lac;
     • les abords d'une décharge;
     • les hauts-fonds;
     • des arbres en surplomb ou immergés;
     • en bordure d'herbiers.
 
Façons de pêcher à la mouche en lac au lancer
 
     Lorsque vous avez repéré un site prometteur, présentez vos artificielles en utilisant les lancers habituels. Votre poste de lancer peut être sur la berge, sur un haut-fond debout dans l'eau, dans une embarcation ou encore dans un anneau de flottaison (float tube).
 
     Si vous présentez une mouche sèche, elle devra être attachée à un avançon de 3 mètres (10 pieds) et avoir une résistance de 1,8 kg (4 livres). Déposez-la et laissez-la immobile quelques secondes. Avant l'arraché, la mouche pourrait être légèrement agitée par une toute petite secousse du bout de la canne, de façon à simuler l'envol prochain de l'insecte. Après l'arraché et quelques faux lancers pour assécher la mouche, redéposez-la à un endroit stratégique, comme au centre d'un nouveau rond de gobage.
 
     Pour bien présenter une mouche noyée ou une nymphe, celle-ci devra être attachée à un avançon souple de 2,5 mètres (8 pieds) et d'une résistance de 2,8 kg (6 livres). Il faudra la laisser plonger à la profondeur voulue et récupérer la soie de façon à imprimer sur l'artificielle un mouvement semblable aux insectes imités. La séquence de récupération devrait être effectuée par saccades irrégulières avec des pauses fréquentes de durée variable. En plus de lester l'artificielle pour la faire plonger, utilisez un avançon tressé plongeant auquel on ajoute une pointe (leader) de monofilament de 2,8 kg (6 livres). Ce type d'avançon est disponible dans une gamme complète de vitesses de descente plus ou moins rapides. Parlez-en au professionnel de votre boutique préférée.
 
     Pour présenter un streamer; attachez-le à un avançon rigide de 3,6 mètres (12 pieds) d'une résistance de 2,8 kg (6 livres). Cette pointe de nylon ou de fluorocarbone sera elle-même retenue à l'avançon tressé par une jonction boucle à boucle. Une soie à bout calant peut aussi être utilisée pour placer un streamer à l'endroit voulu sous la surface. Entamez la récupération par saccades irrégulières de façon à imiter le comportement de nage erratique d'un petit poisson-appât.

Technique du décompte

     Les truites se nourrissent à des profondeurs variables d'une fois à l'autre. Pour être efficace, il faut utiliser une technique permettant de découvrir à quelle profondeur elles s'alimentent à un moment donné, pour ensuite placer la mouche au bon niveau.

    Il faut d'abord connaître le taux de plongée du bout calant de la soie ou de l'avançon tressé, en secondes par pied, (ex. 3 secondes/pied), en pouces/seconde (ex. 4 pouces/seconde), ou en secondes/mètre (ex. 10 secondes/mètre).
 
     Par exemple, pour un bout calant rapide (fast sinking), vous pêchez à 9 pieds, vous comptez alors 3 x 9 = 27 secondes, donc, avant de commencez à récupérer, laissez la mouche caler pendant ces 27 secondes.
 
     Deux ou trois avançons calants de vitesse différente dans votre veste de pêche, vous permettront de présenter l'artificielle de votre choix à la profondeur désirée, quelles que soient les conditions.
 
À la traîne
 
     Plus souvent qu'autrement, la pêche à la mouche à la traîne se fait à des profondeurs variables selon les conditions du moment. En fonction du temps, les soies complètement calantes de différents taux de plongée, retenues à 100 verges de corde de réserve - par jonction boucle à boucle - et un très long avançon de 4 à 5 mètres (12 à 15 pieds) rendront possible la présentation d'une mouche à 9 mètres (30 pieds) de profondeur.
 
     Les streamers sont généralement plus utilisés que les nymphes. Il est évident que cette pêche se fait d'une embarcation à rames, à avirons, à moteur ou, à l'occasion, à palmes.
 
     Cette façon de pêcher permet de découvrir les caractéristiques d'un lac en y faisant le tour afin d'ajuster votre « plan de match ». Il ne faut pas oublier la possibilité de hauts-fonds éloignés de la berge.
 
     Au lac Tellier du parc du Mont-Tremblant, avec Jean-Guy Côté, propriétaire des produits Uni, je me rappelle avoir entendu les remarques de pêcheurs d'une autre embarcation:
 
     « As-tu vu les caves qui pêchent au milieu du lac? » Tant pis pour ces pêcheurs, car les truites attaquaient nos streamers avec conviction!
 
     Tout comme au lancer, en pratiquant la pêche à la mouche en lac, il est possible d'améliorer l'efficacité de la pêche en variant les éléments suivants:
     • la vitesse de l'embarcation;
     • la direction du déplacement de l'embarcation;
     • l'action transmise à la mouche;
     • la hauteur de la mouche dans la colonne d'eau.

Vitesse

     Plus la mouche est petite, plus il est préférable d'aller lentement. Variez souvent la vitesse et même, arrêtez complètement sur de courtes périodes suivies d'un départ rapide. N'hésitez pas à varier le rythme jusqu'à ce que le bon soit trouvé. Mélangez les variations de rythme et de vitesse. C'est comme ça qu'un streamer a l'air d'un vrai petit poisson!
 
Direction
 
     Si, à la variation de vitesse, on ajoute des changements de direction en modifiant très souvent l'orientation de l'embarcation, il en résulte une efficacité accrue.
 
     Parallèlement au rivage, virez de 900 de façon à être perpendiculaire à la berge. Continuez le déplacement jusqu'à ce que la ligne devienne droite à l'arrière de l'embarcation. À ce moment, entamez un virage de 1800 dans la direction opposée. Vous serez alors en direction du rivage. Approchez-le autant que possible, avant de tourner de 900 dans la direction initiale. La longueur de soie trainée déterminera l'ampleur des virages. L'avantage de cette méthode est que l'embarcation ne passe presque pas au dessus des truites visées. Adaptez-vous aux particularités du rivage et des structures. Pour bien traîner ses mouches, il faut être un bon capitaine de navire!
 
Lors du déplacement en ligne droite, il est bon à l'occasion de donner du mouvement à la canne, de façon à faire varier la vitesse du streamer. Faites de même pendant le départ à la suite d'un arrêt.
 
Le niveau de présentation
 
     La profondeur de la mouche est déterminée par la vitesse de l'embarcation, ainsi que par la densité de la soie et de l'avançon. Donc, plus vous voulez pêcher en profondeur, plus la soie doit être dense et le bateau lent. Bien sûr, lors des virages, la mouche aura tendance à s'élever dans la colonne d'eau. Il est possible de placer une artificielle à la bonne profondeur en contrôlant les éléments mentionnés précédemment.
 
Les artificielles
 
     Dans nos lacs, les truites sont souvent sélectives, surtout lors d'une émergence d'éphémères, comme pour la Green Drake de mi-juin. Le plus souvent, cependant, elles sont opportunistes et attaquent toutes les formes de proies. Il est quand même préférable d'utiliser des mouches représentant un type de nourriture propre au lac où vous pêchez.
Ces artificielles sont très nombreuses et peuvent imiter les éphémères, grenouilles, souris, diptères, écrevisses, sangsues, tricoptères, poissons-fourrage, sauterelles, odonates, salamandres et fourmis.
 
     Plusieurs mouches efficaces sont disponibles dans le commerce, voici des exemples: Muddler Minnow, Black Nose Dace, Woory Bugger, Pink Lady, Casual Dress, Silver Doctor, Magog Smelt, Black Ghost, Gray Ghost et Hellgramite.
 
     Les monteurs de mouches de chez nous ont créé des modèles que vous pouvez monter vous-même. En voici six qui ont fait leurs preuves depuis 1985 : Juneau Smelt, de Jacques Juneau; Presque-pas, Mud-Hornberg et Branchu, de Jean-Guy Côté; Bostonnais, de John Allen et Grenade, de Claude Bernard.

Parure des mouches

Presque Pas

par Jean-Guy Côté.
Hameçon: Daichi 1770, #6.
Fil: Uni rouge 6/0.
Lestage: Fil de plomb médium.
Queue: Bouquet de barbes de pèlerine de faisan doré.
Corps: Fourrure de phoque noir pour l'abdomen et 3 ou 4 franges de queue de paon pour le thorax.
Thorax: Attacher par le gros bout 4 franges de queue de paon et conserver les 4 pointes.
Ailes: Ajouter 10 barbes de queue de faisan doré.
Ailerons : 2 Plumes de poule « mottelée », courbées vers l'extérieur de chaque côté.
Collier: 3 Tours d'un hackle cree.
Tête: Fil-Uni rouge 6/0.

Juneau Smelt

par Jacques Juneau
Hameçon: Mustad 79580, #2.
Fil : Uni noir 8/0.
Queue: Section d'une plume de flanc de canard huppé (branchu) à bout noir et blanc.
Corps: Tinsel martelé argent Uni-French #12 médium.
Gorge: Barbes duveteuses d'un hackle rouge clair.
Ailes: Poils de queue de cerf de Virginie, blanc, jaune et lavande.
Coiffe: 8 Franges de queue de paon.
Joues: Plumes de flanc de canard huppé (branchu).
Tête: Fil Uni noir 8/0, lacquée.
Yeux: Blanc et pupille noire (facultatif).

Grenade

par Claude Bernard
Hameçons: Mustad 79580, #2-4 ou Tiemco 300, #2-4-6.
Fil : Jaune 8/0.
Queue: Poils blancs d'une queue de veau = 1/4 de la longueur du corps
Corps: Tinsel plat Uni-Mylar argent # 12médium.
Côtes: Tinsel Oval Uni-French or large 4 à 6 spires.
Sous-ailes: 1er : Pincée de poils de queue d'écureuil teint jaune, jusqu'au harpon ; 2e : demi-pincée de poils de queue d'écureuil roux jusqu'à mi-courbure ; 3e : demi-pincée de poil d'écureuil noir = à la courbure.
Coiffe : 3 franges de queue de paon = à la longueur de la queue.
Joues: Coq de Sonorat, long de la moitié du corps.
Tête: Fil uni jaune 8/0 lacquée.

Bostonnais

par John Allen
Hameçon: Mustad 79580, #4.
Fil : Uni noir 6/0.
Queue: Brin de laine rouge.
Corps: Soie floche noire.
Côtes: Tinsel plat or 12 médium.
Ventre: 5 ou 6 franges de queue de paon.
Gorge: Barbes duveteuses d'un hackle de selle orange.
Sous-ailes: Poils de queue de cerf de Virginie, blanc et vert.
Ailes: 4 hackles de selle Grizzly.
Joues: Plumes de faisan argenté.
Tête: Fil Uni noir lacquée.

Mud-Hornberg

par Jean-Guy Côté
Hameçon: Partridge CS 42, #6 et Wilson double, #14.
Fil: Uni rouge 6/0.
Lien: Monofilament de 15 livres recouvert d'une gaine de Dacron.
Corps: Axxel Flash Pearl enroulé de l'avant vers l'arrière (vers l'avant: conserver le bout d'Axxel et le fil rouge sur l'hameçon arrière).
Sous-ailes: 1er: 12 filaments d'Axxel Flash Pearl ; 2e : Pincée de poils jaunes de capra.
Ailes: 2 plumes de flanc de canard huppé (branchu).
Collier: Cerf de Virginie naturel flairé.
Joues: Plume de coq de Sonorat fendue en deux (optionnel).
Tête: Cerf de Virginie naturel, flairé et taillé.

Branchu

par Jean-Guy Côté
Hameçon: Partridge CS 42 #6 et Wilson double #14.
Fil: Uni rouge 6/0.
Lien: Monofilament de 15 livres recouvert d'une gaine de Dacron provenant d'une ligne plombée.
Queue: Barbes de pèlerine de faisan doré sur l'hameçon simple.
Corps : Poils de phoque teint orange brillant et fil rouge sur l'hameçon double.
Ailes: Plume de flanc de canard huppé (branchu) posée à plat.
Collier: hackle cree.
Joues: Plume de coq de Sonorat fendue en deux.
Tête: Fil Uni rouge 6/0 lacquée.

Conclusion

     Ce qu'il vous reste maintenant à faire est de prendre ce qui vous convient dans ce texte et de l'adapter à votre façon d'agir. Essayez, vous constaterez que ça fonctionne!

Référence

» Textes et photos Claude H. Bernard (2001)

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