La Rivière Grand-Pabos

L'histoire

     L’'histoire de la rivière du Grand-Pabos se confond avec celle des rivières du Petit Pabos et Grande Pabos ouest, du moins jusqu'au début du XXe siècle. Nous avons pu le constater dans le dernier numéro.

La Rivière Grand-Pabos
     Fréquentée par les autochtones bien avant l'arrivée des explorateurs européens, la rivière du Grand-Pabos, ou « PAPOG » en Micmac, offrait à ces peuples de quoi survivre une bonne partie de l'année.

     L'industrie de la pêche attirera le long de la côte les Basques, les Normands, les Bretons, les Anglais, les La rivière du Grand-Pabos n'attirera les pêcheurs sportifs que vers la fin du XIXe Jersiais et les Américains. Plus tard, l'exploitation forestière permettra à la Grande-Bretagne et à des compagnies de Nouvelle-Angleterre de faire fortune grâce au lucratif commerce du bois.

Localisation

     La rivière du Grand-Pabos prend sa source dans les hauts plateaux gaspésiens, à près de 450 m d'altitude. Elle rejoint la baie des Chaleurs après avoir serpenté pendant près de 65 km à travers le pays gaspésien.

     Un immense barachois reçoit ses eaux claires à la hauteur de la ville de Chandler.

L'ère des clubs
 
     La rivière du Grand-Pabos n'attirera les pêcheurs sportifs que vers la fin du XIXe siècle.

     Les compagnies forestières exploiteront leurs « fishing's Club » au bénéfice des administrateurs et des relations d'affaires jusqu'au début des années 1980. La compagnie Gaspésia, Pulp and Paper de Chandler ayant abandonné ses installations, des vandales incendièrent les bâtiments. Il ne subsiste malheureusement plus rien de cette époque.

La gestion moderne

     La Zec des Anses a bien tenté pendant quelque temps d'exploiter cette rivière, mais sans grand succès. Le braconnage ainsi que les faibles remontées de saumons eurent raison des efforts des bénévoles.

     Depuis peu, le Regroupement pour la restauration des rivières Pabos travaille à ensemencer le cours d'eau. À ce jour, les résultats obtenus sont assez encourageants. On envisage même la reprise de la pêche aux madeleineaux pour la saison 1996.

     Il est à souhaiter que cette magnifique rivière de la baie des Chaleurs puisse être exploitée à son maximum dans les années à venir.

référence

» Texte et photo François Bouchard
» Salmo Salar #40, Automne, Octobre 1995.
Page 6 sur 19